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Trois des 19 personnes accusées d'avoir saccagé le bar "Elvis et Moi" à Fribourg en octobre 2008 ont comparu lundi devant le juge de police. Condamnés par ordonnance pénale fin 2011, seize d'entre eux avaient fait recours. Lundi matin, il ne restait plus que trois Bernois ayant maintenu leur opposition.

Alors que deux protagonistes contestent farouchement les faits, le principal accusé a refusé de répondre aux questions du juge. Il s'est même permis de dormir d'un oeil, voire des deux.

Toujours souriant, dodelinant de la tête, ce pépiniériste de 29 ans avait l'air d'être ailleurs. Au point que le représentant du Ministère public Marc Bugnon lui a demandé s'il n'avait pas fumé une partie de sa production horticole.

Le juge aurait au moins voulu que l'homme explique pourquoi il avait maintenu son recours s'il ne voulait toujours pas s'expliquer.

Sourire béat à l'appui, le pépiniériste a réitéré son droit à ne pas répondre, bien que le juge l'ait averti de la possibilité d'une aggravation de sa peine. L'homme a écopé de 100 jours-amende avec sursis de deux ans et 1000 francs d'amende.

Fête ou manif'

Le deuxième accusé, un électronicien de 27 ans, affirme ne pas avoir été sur les lieux du saccage. Il a reconnu avoir suivi des amis à Fribourg pour sortir le soir. Dans le train, il a appris qu'il s'agissait de participer à une manifestation anti-fasciste.

A la gare, sa compagne, également sur le banc des accusés, a refusé de suivre leur groupe auquel s'étaient jointes une trentaine de personnes qu'ils ne connaissaient pas. L'homme a suivi l'équipée pendant quelques minutes, mais lorsque certains ont commencé à s'encagouler il a fait demi-tour. La tournure que prenaient les événements ne lui convenait pas, a-t-il expliqué.

Ses explications n'ont convaincu ni le juge ni le procureur. La troisième accusée est restée bien droite dans ses bottes à hauts talons. Cette infirmière de 28 ans, ayant écopé de 90 jours-amende avec sursis, a affirmé s'être disputée avec son copain lorsqu'elle a compris qu'en fait de festivité, c'est une manifestation anti-fasciste qui l'attendait.

Pour mémoire, en décembre dernier, 19 personnes avaient écopé de 60 à 120 jours-amende avec ou sans sursis pour avoir dévasté en octobre 2008 le bar "Elvis et Moi", à Fribourg. Pas loin d'une quarantaine d'individus vêtus de noir, cagoulés et munis de bâtons et de battes, avait fait un raid dans ce bar pour empêcher la tenue du concert du groupe gothique milanais Camerata Mediolanense. Le procès est agendé sur quatre jours, jusqu'au 30 octobre.

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ATS