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Le groupe français de matériaux de construction et de distribution Saint-Gobain a confirmé mercredi ses objectifs annuels, malgré une chute de 16,8% de son bénéfice net au premier semestre. Le résultat a atteint 558 millions d'euros (593 millions de francs).

En revanche, le chiffre d'affaires est en hausse de 4,8% à 19,9 milliards sur la même période, a indiqué mercredi dans un communiqué le groupe, qui tente de prendre le contrôle de la société zougoise de spécialités chimiques Sika. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) bondit également de 6,7% à 1,89 milliard d'euros. Même tendance pour le résultat d'exploitation qui gagne 7,8% à 1,27 milliard.

"Le résultat d'exploitation du premier semestre et nos perspectives pour le second semestre confortent notre objectif d'une nouvelle amélioration du résultat d'exploitation à structure et taux de change comparables sur l'ensemble de l'année 2015", a souligné le directeur général Pierre-André de Chalendar.

Attente sur le TF

Concernant le cas Sika, M. Chalendar s'attend à ce que le Tribunal fédéral (TF) rende "avant la fin de l'année" sa décision finale sur la clause qui dispense le groupe français de lancer une OPA sur Sika, a-t-il indiqué lors d'une conférence téléphonique.

La fondation Bill & Melinda Gates, actionnaire minoritaire de Sika, avait saisi en mai le TF pour faire appel d'une décision concernant cette clause, après avoir été déboutée par l'autorité de surveillance des marchés.

Pour rappel, la prise de contrôle du groupe zougois est au coeur d'une bataille juridique entre les héritiers du fondateur de l'entreprise, qui veulent vendre leur participation au groupe français à travers la holding SWH, et les différentes parties qui s'opposent à l'opération, notamment une partie du conseil d'administration de Sika, sa direction et plusieurs actionnaires.

En décembre, Saint-Gobain avait ainsi proposé 2,75 milliards de francs à la famille héritière Burkard-Schenker pour reprendre leur participation de 16,1% du capital, mais qui représentent 52,4% des droits de vote.

Projet "validé"

M. de Chalendar s'est également félicité du feu vert sans conditions reçu la semaine dernière de la part de la commission européenne pour l'acquisition de Sika. "Cette décision valide la justification de notre projet industriel et rend complètement vaine la position actuelle de (la direction) de Sika" qui affirme le contraire, a souligné le patron du groupe français.

Plusieurs procédures sont actuellement en cours, laissant craindre que les parties ne s'acheminent vers des années de contentieux. A ce titre, M. de Chalendar a rappelé que le contrat signé avec les héritiers a été étendu jusqu'à juin 2016.

ATS