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Salah Abdeslam comparaît pour la première fois publiquement lundi dans le palais de justice de Bruxelles, pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale en mars 2016 dans la capitale belge (archives).

KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND

(sda-ats)

Le procès de Salah Abdeslam, seul membre encore vivant des commandos djihadistes à Paris le 13 novembre 2015, a débuté lundi à Bruxelles, pour un autre dossier. L'accusé a exprimé son refus de répondre aux questions.

"Mon silence ne fait pas de moi un criminel, c'est ma défense", a-t-il lancé dans un tribunal sous haute sécurité, avant d'évoquer Allah et à sa religion, l'islam. "C'est en mon Seigneur que je place ma confiance (...) Ce que je constate, c'est que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières", a-t-il ajouté.

Extrait dans la nuit de la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne, l'ex "ennemi public numéro un" s'est présenté vers 08h50 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Cette cour doit le juger cette semaine pour une fusillade avec des policiers, survenue à la fin de sa cavale en mars 2016.

Pas de photo

Vêtu d'une veste claire et d'un pantalon noir, barbe fournie, des cheveux mi-longs gominés et plaqués en arrière, le Français d'origine marocaine âgé de 28 ans a exprimé son refus de parler dès les premières questions de la présidente du tribunal Marie-France Keutgen.

"Vous êtes bien Salah Abdeslam né à Bruxelles le 15 septembre 1989?", a interrogé Mme Keutgen. "Je ne souhaite pas répondre aux questions", a répondu le prévenu, déclinant l'invitation à se lever pour les premiers échanges. A l'ouverture, son avocat Sven Mary a aussi fait savoir que son client ne souhaitait aucune image de lui par les médias.

Ce procès, qui doit durer jusqu'à vendredi, est lié à sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale en mars 2016. Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars de cette année à Molenbeek, un quartier de Bruxelles, après quatre mois de cavale.

Passibles de 40 ans de prison

Ce procès en correctionnelle n'est qu'un préambule à celui qui aura lieu en France pour les attentats qui y ont fait 130 morts. Mais il est très attendu pour savoir si le petit délinquant qui a grandi à Molenbeek, quartier populaire et métissé de Bruxelles, sortira de son mutisme.

Un dispositif de sécurité hors norme était en place dans et autour du Palais de justice. Un hélicoptère survolait l'imposant bâtiment du 19e siècle, tandis que des véhicules blindés de la police en protégeaient l'accès.

Salah Abdeslam est jugé avec un complice présumé de sa fuite, Sofiane Ayari. Il semble être au coeur d'une cellule djihadiste impliquée dans au moins trois dossiers terroristes majeurs.

Les deux prévenus sont jugés pour "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées", le tout "dans un contexte terroriste". Ils encourent jusqu'à 40 ans de prison. Salah Abdeslam sera par ailleurs jugé en France pour les attentats du 13 novembre, un procès autrement plus lourd, dont la date n'a pas encore été fixée.

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ATS