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L'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, attribué par Londres à Moscou, a déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux (archives).

KEYSTONE/EPA/NEIL HALL

(sda-ats)

Les Etats-Unis ont établi que la Russie avait fait usage d'un agent innervant contre l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille. Ils ont décidé d'imposer des sanctions contre Moscou pour son rôle dans cette affaire.

Ces sanctions entreront en vigueur autour du 22 août, a annoncé mercredi une porte-parole du département d'Etat américain, Heather Nauert, sans préciser la nature des sanctions.

"Les Etats-Unis ont établi (...) que le gouvernement de la Fédération de Russie avait utilisé des armes chimiques ou biologiques en violation du droit international, ou avait utilisé des armes chimiques ou biologiques mortelles contre ses propres ressortissants", a-t-elle expliqué.

Conformément à la loi américaine sur les armes chimiques, cette détermination entraîne l'imposition de sanctions économiques, a-t-elle ajouté.

Licences d'exportation interdites

A en croire la chaîne de télévision américaine NBC, la première tranche de ces sanctions consisterait à interdire les licences d'exportation vers la Russie de produits américains jugés sensibles pour la sécurité nationale.

La deuxième tranche sera imposée trois mois plus tard si la Russie ne donne pas de garantie qu'elle n'utilisera pas d'armes chimiques à l'avenir et n'accepte pas des inspections des Nations unies. Elle pourrait consister en une réduction des relations diplomatiques, en une suspension de l'habilitation faite à Aeroflot de voler aux Etats-Unis et en une réduction du commerce bilatéral.

Le rouble s'est rapproché mercredi d'un plus bas de deux ans et les autres actifs russes ont reculé également face à la perspective de sanctions américaines.

Un décès

Sergueï Skripal, ancien agent double russe qui vit désormais en Angleterre, et sa fille Ioulia ont été victimes en mars d'une tentative d'empoisonnement au Novitchok dans une ville du sud de l'Angleterre. L'un et l'autre s'en sont sortis, après des semaines d'hospitalisation.

L'attaque, qui a été imputée par les services de renseignement britanniques à la Russie, a fait deux autres victimes, hospitalisées le 30 juin après avoir été en contact elles aussi avec du Novitchok. Une femme de 44 ans n'a pas survécu, alors que son compagnon, âgé de 45 ans, s'est rétabli.

L'affaire avait déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et une vague d'expulsions croisées de diplomates.

Assistance réclamée

Le Royaume-Uni a par ailleurs demandé à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'accroître son assistance dans l'enquête sur la mort d'une Britannique qui aurait été exposée à l'agent Novitchok, a annoncé mardi l'organisation basée à La Haye.

L'OIAC avait dépêché sur place une équipe en juillet à la requête de Londres pour "déterminer de manière indépendante la nature" de la substance ayant causé la mort de cette personne à Amesbury, dans le sud de l'Angleterre.

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ATS