Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président français François Hollande a lancé lundi un appel pressant aux dirigeants mondiaux pour qu'ils assurent le succès de la conférence climatique de Paris à la fin de l'année. Il s'agit selon lui de la dernière chance de sauver la planète.

"Rien n'est gagné pour la COP (à Paris en décembre), tout reste possible", a estimé M. Hollande dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"Nous devrons à Paris nous poser une seule question: l'humanité est-elle capable de prendre la décision de préserver la vie sur la planète ? (...) On peut dire ça peut être plus tard, à une autre conférence. Si ce n'est pas à Paris ce ne sera pas tard, ce sera trop tard pour le monde", a lancé M. Hollande.

Estimant que la France, pays hôte, devait "montrer l'exemple", il a annoncé que les financements annuels de la France pour le climat passeraient de trois milliards d'euros à plus de cinq milliards en 2020.

M. Hollande a cependant souligné que "les choses ont bien avancé" et il a salué les "déclarations très fortes des pays les plus responsables du réchauffement climatique, comme les Etats-Unis et la Chine".

Nonante engagements

Pékin et Washington ont annoncé l'an dernier, respectivement, leur intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 26% à 28% d'ici 2025 par rapport à 2005 pour les États-Unis, et pour la Chine de plafonner ses émissions à l'horizon 2030.

Ces gaz sont les principaux responsables du réchauffement de la planète. L'objectif de la conférence de Paris est d'obtenir un accord universel et contraignant pour limiter ce réchauffement à deux degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle, alors que la tendance actuelle selon les experts est un réchauffement de quatre à cinq degrés.

En prévision de la conférence de Paris, 90 pays, soit près de la moitié des 193 pays membres de l'ONU, ont annoncé leurs engagements nationaux de réduction, a souligné le président français en invitant les autres "à le faire vite".

Le Brésil a annoncé dimanche par la voix de sa présidente Dilma Rousseff qu'il entendait réduire de 37% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025 et de 43% en 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

ATS