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Le National tient à la loi sur la prévention et la promotion de la santé. Par 106 voix contre 79, il a répété jeudi sa décision d'entrée en matière. Le Conseil des Etats qui l'avait refusée de justesse en décembre va devoir remettre l'ouvrage sur le métier.

Le texte vise notamment à lutter contre les maladies chroniques, susceptibles d'engendrer des coûts élevés, en particulier en raison du vieillissement de la population. Une stratégie nationale en matière de prévention devrait être mise en place. Les moyens seraient en partie puisés dans les primes de l'assurance maladie.

La prévention fait partie d'une politique de santé publique, la loi permettra d'améliorer l'emploi des moyens pour détecter et prévenir les maladies, a soutenu Stéphane Rossini (PS/VS) au nom de la commission.

Droite divisée

La Confédération n'a pas de compétence pour légiférer dans ce domaine et la loi est superflue, a rétorqué Sebastian Frehner (UDC/BS). Personne n'est contre une coordination des efforts de détection, mais le projet va bien au-delà et met les gens sous tutelle. Il installera une industrie de la prévention et gonflera l'appareil administratif.

Ces arguments ont convaincu une partie des autres partis bourgeois, notamment PLR. Seul le PDC a avoué que ses rangs comptaient environ une moitié d'opposants au projet.

La gauche et le PVL ont fait front derrière le projet. Mieux vaut prévenir que guérir, cela coûte moins cher, a plaidé Thomas Weibel (PVL/ZH).

Pas davantage de dépenses

Les maladies chroniques représentent trois quarts des coûts de la santé a affirmé le ministre de la santé Alain Berset. Actuellement 1,5 milliard de francs sont investis chaque année pour la prévention, c'est beaucoup pour se permettre le luxe d'une absence de stratégie nationale, a-t-il ajouté. Sans loi, ces moyens continueront à être dépensés.

En avril, le National avait adopté le projet en première lecture par 97 voix contre 71. Le Conseil des Etats a rejeté l'entrée en matière par 20 voix contre 19. S'il maintient son opposition, la loi sera enterrée.

ATS