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La Suisse aurait besoin chaque année de 5000 diplômés en soins infirmiers supplémentaires. Une large coalition d'organisations professionnelles, de syndicats et d'oeuvres d'entraide demande que la Suisse remédie à cette pénurie sans le faire au détriment de la population des pays défavorisés.

A l'initiative de l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) et du réseau Medicus Mundi Suisse, 26 organisations ont présenté lundi devant la presse à Berne un manifeste. Pour elles, la Suisse doit investir davantage en faveur de la formation.

Jusqu'ici, la seule réaction des instances politiques et des grands hôpitaux à la pénurie de personnel a été le recrutement à l'étranger, dénonce la coalition. Au lieu de cela, mieux vaudrait prendre des mesures de pilotage comme la création de places d'études en médecine et dans d'autres professions médicales et paramédicales.

Effet domino

Le recrutement à l'étranger a des conséquences dramatiques sur place, a expliqué le président de la Fédération des médecins suisses (FMH) Jacques de Haller: la ville de Birmingham, en Grande-Bretagne, compte par exemple davantage d'infirmières du Malawi que ce pays d'Afrique lui-même.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté l'an dernier une charte éthique sur la migration du personnel de santé, à laquelle la Suisse a adhéré, a rappelé Jacques de Haller. Or il ne se passe pas encore grand-chose en Suisse.

Manifeste

Le manifeste demande notamment à la Suisse de recueillir régulièrement des données précises sur le personnel de santé, y compris sur les flux migratoires de celui-ci. La Suisse doit aussi renoncer à recruter activement du personnel dans les pays qui connaissent déjà une pénurie critique.

Enfin, la Suisse doit veiller à ne recruter du personnel de santé dans les pays en développement ou émergents que si elle a conclu des accords qui répondent aux critères éthiques de la charte de l'OMS. Ceux-ci prévoient des prestations de transfert en faveur des systèmes de santé concernés.

ATS