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Franchir un tour pour se mettre en confiance en vue du relais 4 x 100 m, tel sera l'objectif de Sarah Atcho mardi en séries du 200 m, aux Mondiaux à Londres.

"Avec le stress, il faudra voir si je suis capable de sortir ce que je montre à l'entraînement", dit-elle. La Vaudoise a nettement progressé cette saison, en vitesse et en résistance (du 60 m au 400 m), et constitue aujourd'hui un pilier du relais suisse 4 x 100 m, en lice samedi. En attendant, elle disputera au stade olympique sa première compétition majeure en individuel, à 22 ans, sur sa distance de prédilection. Le demi-tour de piste correspond au mieux à sa morphologie. Pour ses longues jambes, le 100 m est un peu court, et le 400 m pour l'instant un peu long car il requiert une forte résistance.

Les demi-finales représentent un objectif réaliste. Il y aura 24 qualifiées, et Sarah Atcho détient le 22e chrono 2017 du plateau. Son record (22''90) est tout frais. Il date des Européens espoirs (M23) en Pologne, il y a trois semaines, desquels l'athlète de Cugy est revenue avec la médaille d'argent du 200 m et celle de bronze sur 4 x 100 m. Quinze jours plus tard, le 27 juillet, elle remportait encore l'argent aux Jeux de la Francophonie à Abidjan, sur 200 m.

Le chrono (24''14) réussi en Côte d'Ivoire est "anecdotique". Sarah Atcho a fini "en sautillant" comme elle dit, victime d'une crampe, un problème assez récurrent dont la cause n'est pas évidente à cerner: "Je pense que ça vient du dos, c'est peut-être aussi lié au stress", observe-t-elle. Mais devant sa famille réunie dans le stade d'Abidjan, cette fille d'un Ivoirien et d'une Marocaine a tenu absolument à finir la course. Elle aborde ces joutes londoniennes en pleine santé et le sourire en bandoulière, mais sans trop savoir à quoi s'attendre. La remarque vaut aussi pour la Zurichoise Cornelia Halbheer, néophyte, qui s'alignera avec un record à 23''16.

Pour Mujinga Kambundji en revanche, l'ambition saute aux yeux: la finale. La Bernoise détient le 6e chrono de la saison parmi les engagées (22''42). Elle est la plus rapide de sa série, et tout autre résultat qu'une qualification directe pour les demi-finales serait une déception. A priori, le 100 m lui convient mieux (elle s'est classée 10e dimanche). Mais le 200 m apparaît moins relevé. Kambundji peut donc espérer mieux. Sur le papier, seules lui sont supérieures Tori Bowie, Dafne Schippers, Marie-Josée Ta Lou, Deajah Stevens et Shaunae Miller-Uibo...

ATS