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Sarkozy: "Aucun élément nouveau n'a été produit"

Nicolas Sarkozy a repoussé jeudi soir sur TF1 l'ensemble des charges dont on l'accuse

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Nicolas Sarkozy a assuré jeudi sur la chaîne de TV TF1 qu'"aucun élément nouveau" n'avait "été produit" contre lui pendant sa garde à vue. L'ex-président français a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.

"Je dois aux Français la vérité: je n'ai jamais trahi leur confiance", a déclaré M. Sarkozy, qui a témoigné "la profondeur de (son) indignation". Il a assuré avoir répondu aux questions des enquêteurs "sans être jamais à un moment en difficulté".

"Il n'y a pas le plus petit commencement d'une preuve contre moi", a-t-il ajouté. Il a notamment récusé les accusations portées par l'entourage de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Il a qualifié ce dernier ainsi que son entourage de "mafieux, d'assassins et de délinquants". L'ancien chef de l'Etat s'est dit prêt à faire "triompher son honneur" dans cette affaire.

Il s'exprimait au lendemain de la fin de sa garde à vue à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, près de Paris. Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir reçu de l'argent du régime libyen pour financer sa campagne présidentielle victorieuse il y a onze ans.

"Il n'y a pas une preuve matérielle, il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calomnie", a-t-il ajouté. "Je pourfendrai cette bande (...) et je n'ai pas l'intention de lui céder un centimètre de terrain", a encore indiqué Nicolas Sarkozy, qui a laissé voir sur le plateau de TF1 l'avocat qu'il a été.

Pas de "preuve matérielle"

Pour l'essentiel, il a repris des éléments déjà livrés aux juges d'instruction au terme de ses deux jours de garde à vue, selon la retranscrption publiée jeudi par le journal français Le Figaro.

Interrogé sur les conditions de cette garde à vue devant les enquêteurs de l'Office anticorruption, il a déclaré "n'avoir jusqu'alors connaissance d'aucun élément puisque je n'avais pas accès au dossier".

Aucune preuve matérielle" n'a été fournie, a-t-il répété, récusant une nouvelle fois les accusations, notamment de l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine et du site Internet français d'informations Mediapart. Ce dernier avait publié entre les deux tours de la présidentielle de 2012 un document libyen accréditant un financement d'environ 50 millions d'euros, dont M. Sarkozy et ses soutiens ont constamment affirmé qu'il s'agissait d'un faux.

La mise en examen de l'ancien président signifie, en droit français, que les magistrats ont contre lui des indices graves et concordants mais ne vaut pas déclaration de culpabilité.

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