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L'annonce par Nicolas Sarkozy d'une possible suspension des accords de Schengen ainsi que ses propos sur l'immigration ont été sévèrement critiqués mardi au Parlement européen. Le chef de file des libéraux européens, Guy Verhofstadt, a dénoncé un langage visant à flatter l'extrême-droite.

Dans le cadre de la campagne présidentielle, le président-candidat a déclaré dimanche qu'il exigerait une réforme de l'accord de libre circulation des citoyens - bien que celle-ci soit déjà en chantier -, et qu'à défaut, il rétablirait les contrôles aux frontières.

"Dire que la moitié des immigrés doivent quitter la France, s'attaquer au halal, au même moment, s'attaquer aux autres partenaires en ce qui concerne Schengen ! Je me demande qui en fait est le candidat de l'extrême droite. Est-ce que c'est Le Pen ou est-ce que c'est Sarkozy?", a lancé M. Verhofstadt.

Contrôles difficiles

Seul le chef de file des Verts, Daniel Cohn-Bendit, a replacé les déclarations du président français dans leur contexte, à savoir la difficulté de la Grèce de contrôler une partie de sa frontière avec la Turquie, devenue pays de transit pour les candidats à l'immigration dans l'UE. "Il faut arrêter de provoquer la Turquie avec des résolutions idiotes afin d'obtenir un accord pour qu'ils sécurisent leur frontière", a-t-il déclaré.

Pour justifier sa volonté de réformer Schengen, Nicolas Sarkozy a évoqué lundi "la frontière entre la Grèce et la Turquie", qui "n'est pas défendue, n'est pas contrôlée, n'est pas tenue". S'agissant d'immigration, le président français a évoqué une division par deux du flux légal qui passerait de 200'000 à 100'000 individus par an, et non leur expulsion.

ATS