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Les deux candidats à l'élection présidentielle française Nicolas Sarkozy et François Hollande ont répondu vendredi au centriste François Bayrou qui leur avait écrit un courrier fixant ses impératifs. Le président sortant à répondu dans une lettre de sept pages, le socialiste sur deux pages.

Les deux candidats qualifiés pour le second tour ont notamment souligné le sérieux et la précision de leur programme budgétaire respectif. La lettre du candidat UMP a été rendue public vendredi en soirée, celle du candidat PS samedi.

M. Bayrou donnera sa consigne de vote le 3 mai sans doute. Le président du MoDem a précisé qu'il jugerait leur "attitude personnelle" autant que leurs programmes.

Dans sa lettre au candidat du MoDem du premier tour, Nicolas Sarkozy évoque le "chiffrage extrêmement précis et rigoureux" de son projet, au contraire du candidat Hollande qui, selon lui, "ne propose aucune mesure de réduction" des déficits. "Il prévoit le retour à l'équilibre des finances publiques en 2016", rappelle le président-candidat de l'UMP dans ce courrier.

"Produire en France"

"Je note que le candidat socialiste, pour sa part, ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques. Au contraire, il les alourdit, décale à 2017 le retour à l'équilibre", poursuit-il à l'adresse de M. Bayrou (9,13% le 22 avril) qui avait fait de la lutte contre l'endettement un objectif prioritaire.

M. Sarkozy explique aussi, sur un thème cher au leader centriste, qu'une "importante modernisation" des institutions a été entreprise depuis 2007, avec une "exigence d'exemplarité".

Mise en doute

Dans une lettre de deux pages rendue publique samedi, François Hollande insiste aussi sur "le sérieux budgétaire" de son programme. Il promet que "tout sera fait pour relancer notre industrie et permettre de produire en France".

Le socialiste souligne qu'en "5 ans, la dette de la France s'est accrue de 600 milliards d'euros et atteint désormais presque 90% du PIB".

ATS