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Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont livré dimanche à une guerre des chiffres et des mots lors de deux meetings à Paris. Ils ont estimé avoir attiré chacun au moins 100'000 personnes, des chiffres invérifiables, d'autant que la préfecture de police s'est refusée à donner des estimations.

Place de la Concorde, le président sortant est monté à la tribune à 15h30, avec une demi-heure d'avance sur l'heure prévue, pour tenter de griller son adversaire, qui devait prendre la parole au même moment sur l'esplanade de Vincennes, quelques kilomètres plus à l'est.

Nicolas Sarkozy a d'abord expliqué avoir donné rendez-vous à "la France qui ne proteste pas, qui ne casse pas et qui en a assez que l'on parle en son nom avec des idées qui ne sont pas les siennes". Il en a appelé, à une semaine du premier tour, à la "majorité silencieuse", pour faire mentir les sondages qui donnent toujours François Hollande vainqueur au deuxième tour, le 6 mai prochain.

L'ensemble des élus UMP étaient présents pour soutenir leur poulain. Une revenante a même fait sa réapparition, l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade, laquelle s'était montrée ces dernières semaines très hésitante quant à son soutien à M. Sarkozy.

Calme et lucide

Sur l'esplanade du château de Vincennes, François Hollande a martelé "la victoire, la voulez-vous?", galvanisant ses troupes et affirmant sentir monter "des profondeurs du pays" un "espoir calme" et "lucide" vers une possible victoire.

Le discours du candidat socialiste a duré 50 minutes au cours desquelles il a porté un "jugement sévère" sur le quinquennat de son adversaire.

"J'imagine demain le bonheur qui pourrait être le nôtre si nous parvenons, vous et moi, à la victoire, le 6 mai!", a-t-il ajouté sous les "François président" et les "On va gagner" d'une foule enthousiaste, caressée par une forêt de drapeaux.

ATS