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Le président Nicolas Sarkozy s'est attaché à peaufiner une image de candidat du "peuple", protecteur face à la crise et défenseur des valeurs identitaires. Il a dans le même temps poursuivi son matraquage contre son rival socialiste François Hollande.

Devant quelque 10'000 sympathisants brandissant des drapeaux tricolores dans une vaste salle d'un parc de Marseille, le candidat de la droite a commencé par dire qu'il était "venu parler de la France".

Il a ensuite retrouvé un ton nettement plus agressif contre son adversaire socialiste, donné vainqueur dans les sondages à deux mois du premier tour. "Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple", a-t-il lancé, défendant ainsi le référendum auquel il veut recourir notamment sur "le contentieux de l'immigration" et "la formation des chômeurs".

Fouquet's

Dès jeudi à Annecy, lors de son premier meeting, Nicolas Sarkozy s'était présenté en défenseur du "peuple" face à "l'entre-soi des élites", s'attirant des railleries de l'opposition, qui n'avait pas manqué de rappeler l'image d'un président fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, restaurant chic des Champs-Elysées, ou adoptant comme première grande réforme un "bouclier fiscal" protecteur "pour les riches".

Sans le nommer, le chef de l'Etat s'en est pris violemment à François Hollande. Il l'a accusé à nouveau de ne pas "dire la vérité", d'être libéral ou socialiste au gré des circonstances, de faire "semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris".

Garant d'un Etat protecteur

A Marseille, ville cosmopolite et terre d'immigration, fortement touchée par un chômage galopant, Nicolas Sarkozy a une fois encore dramatisé la situation, affirmant que la France touchée par la crise de 2008 avait "échappé à une catastrophe". "Ceux qui "font comme si rien de grave ne s'était passé depuis trois ans mentent aux Français."

Enfin, il s'est prononcé pour l'introduction "à la marge" d'une dose de proportionnelle pour les élections législatives, jugeant que le mode de scrutin actuel, majoritaire à deux tours, tenait à l'écart de "grands courants de notre vie politique", en allusion à l'extrême droite.

ATS