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Nicolas Sarkozy a rappelé à l'ordre, samedi, les ténors de son parti, Les Républicains (LR), et sa tête de liste la plus indisciplinée pour les régionales, le politologue Dominique Reynié. Le parti tenait son conseil national à la Maison de la Mutualité à Paris.

Ce rassemblement d'avant les élections régionales de décembre devait ratifier les listes du parti, héritier de l'UMP, et afficher l'unité face, notamment, à un Front national qui menace de remporter au moins une région outre-Doubs, voire plusieurs.

L'ex-chef de l'Etat a juré qu'il ne conclurait "jamais" d'accord cantonal, régional ou national avec le parti d'extrême-droite. "Nous ne partageons rien. Ils détestent chacun, nous voulons rassembler tout le monde", a-t-il dit. Mais les principaux rivaux du président de LR pour la primaire de 2016 en vue de la présidentielle de 2017 se sont éclipsés samedi avant son discours ou ne sont pas venus.

Absents de marque

Alain Juppé, sifflé le 7 février lors d'une précédente réunion, et le 30 mai lors du congrès fondateur de LR, ne devait faire qu'un passage. Or une panne informatique, qui a perturbé le trafic aérien à l'aéroport d'Orly, a fourni au maire de Bordeaux un bon alibi. "Au moment de décoller de Bordeaux, Orly est fermé. Impossible de rejoindre le Conseil national à temps. Dommage ! J'avais préparé un bon discours", a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

L'ancien Premier ministre François Fillon était, lui, en déplacement à la Réunion. Son ancien ministre, Bruno Le Maire, a préféré pour sa part se rendre au salon "Made in France" à Paris.

"Tout le monde est rassemblé pour les élections régionales", a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais cette dernière est également partie sans attendre le discours de l'ancien chef de l'Etat : "Je rejoins Beyrouth où je vais aller du côté de la frontière syrienne voir les camps de réfugiés", a-t-elle justifié.

Mouton noir

Nicolas Sarkozy a montré implicitement du doigt les absents en les rappelant à la règle de l'unité du parti. "A 29 jours des régionales, je n'accepterai aucune exception à cette unité dans les régions, dans les départements et au niveau national", a-t-il dit.

Le politologue Dominique Reynié, tête de liste dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées mais en froid avec M. Sarkozy pour cause d'insubordination est, lui, resté jusqu'au bout. Il s'est même fait applaudir lorsqu'il a lancé à la tribune: "Je veux colorer en bleu cette région qui est rouge depuis si longtemps".

Il avait déposé vendredi une liste différente de celle approuvée par la commission des investitures de LR. Elle écarte notamment, malgré les consignes de Nicolas Sarkozy, le patron de LR dans l'Hérault, Arnaud Julien, mis en cause dans une affaire de favoritisme et de détournement présumé de fonds publics.

Nicolas Sarkozy a rappelé à l'ordre le politologue en déclarant attacher "beaucoup d'importance" au respect de la parole donnée. "Ce n'est pas une auberge espagnole, ici !", a-t-il ajouté. "Je veux voir les candidats investis par notre famille politique effectivement sur les listes."

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ATS