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Le gendre du roi d'Espagne, Inaki Urdangarin, soupçonné d'avoir détourné des fonds publics, a été entendu samedi par un juge du tribunal de Majorque, aux Baléares. Cette affaire de corruption, sans précédent dans le pays, éclabousse la famille royale.

Le duc de Palma, époux de l'infante Cristina, la fille cadette du roi Juan Carlos et de la reine Sofia, a été accueilli par les huées de manifestants. "Je comparais aujourd'hui pour démontrer mon innocence, mon honneur, mon activité professionnelle", a-t-il déclaré avant d'entrer dans le tribunal.

Avec plusieurs de ses associés, l'homme d'affaires et champion de handball de 44 ans, est soupçonné d'avoir détourné de l'argent versé à l'Institut Noos, une société de mécénat qu'il a présidée entre 2004 et 2006, par les autorités régionales des Baléares et de Valence pour organiser des événements sportifs.

17 millions détournés

Les sommes en jeu ne sont pas connues. Mais selon le quotidien "El Mundo", "17 millions d'euros" pourraient s'être ainsi volatilisés. L'enquête en est à la phase de l'instruction, durant laquelle le magistrat interroge de nombreux témoins avant de décider, s'il y a lieu de renvoyer certains d'entre eux en jugement.

Depuis des années, le scandale couvait. Dès 2006, Inaki Urdangarin est sommé par le roi d'abandonner la présidence de Noos. Il accepte alors un poste chez le géant espagnol Telefonica qui le mutera à Washington en 2009, où il demeure aujourd'hui avec l'infante et leurs quatre enfants.

Mais fin 2011, les démêlés judiciaires du duc de Palma éclatent au grand jour. Le gendre devenu embarrassant est écarté des apparitions officielles de la famille royale. Sa statue sera même séparée du reste du clan au Musée de Cire de Madrid.

ATS