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Un juge devra désormais décider s'il faut ouvrir une enquête sur l'accord financier conclu entre le gouvernement et la Poste argentine, propriété du père du président Mauricio Macri (en photo) jusqu'en 2003, qui lui permettrait d'effacer de facto ses dettes (archives).

KEYSTONE/AP/ERALDO PERES

(sda-ats)

Un procureur argentin a demandé mardi l'ouverture d'une enquête contre le président Mauricio Macri. Un préjudice présumé envers l'Etat sur fond de conflit d'intérêts est invoqué.

Un juge devra désormais décider s'il faut ouvrir une enquête sur l'accord financier conclu entre le gouvernement et la Poste argentine, propriété du père du président jusqu'en 2003, qui lui permettrait d'effacer de facto ses dettes.

La Poste avait été rachetée en 1997, lors de sa privatisation, par Socma, le groupe du père de l'actuel président, Franco Macri, un milliardaire italien qui a fait fortune en Argentine. Elle a fait faillite en 2002.

La dette de la Poste s'élevait en 2001 à 296 millions de pesos, à une époque où la monnaie argentine était à parité avec le dollars.

Durant plus d'une décennie, le litige entre l'Etat argentin et la famille Macri n'a pas été réglé. Les époux Kirchner, au pouvoir de 2003 à 2015, ont rejeté plusieurs propositions du groupe privé, sur fond d'inflation galopante et de forte dévaluation du peso.

En juin 2016, soit près de six mois après l'arrivée au pouvoir de Mauricio Macri, un accord a été scellé entre le ministère des Communications et le groupe de Franco Macri.

L'accord permet une renégociation de cette dette, échelonnée sur 15 ans, jusqu'en 2033, avec un intérêt de 7% annuel. Cela représenterait donc une décote de la quasi-totalité de la dette, si l'on réajuste son montant en fonction de l'inflation cumulée depuis 2001, soit 700%, dénoncent ses détracteurs.

Corruption

L'Argentine a été secouée ces derniers mois par des affaires de corruption au sommet de l'Etat.

Les noms de Franco et Mauricio Macri sont apparus dans le scandale des Panama Papers comme dirigeants de sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux, aux Bahamas et à Panama.

L'ex-présidente argentine Cristina Kirchner a été inculpée fin décembre dans une enquête sur des marchés publics truqués. Un homme d'affaires proche d'elle est en prison et un ancien ministre a été pincé en train de dissimuler neuf millions de dollars en liquide dans un couvent.

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ATS