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En rachetant l'essentiel du français Arco Industries, Schmolz+Bickenbach, ici le site d'Emmenbrücke (LU), prend sa part au processus de consolidation du secteur en Europe (archives).

KEYSTONE/SIGI TISCHLER

(sda-ats)

Le groupe sidérurgique lucernois Schmolz+Bickenbach (S+B) rachète le français Asco Industries, actif dans les aciers spéciaux. En redressement judiciaire, ce dernier a généré un chiffre d'affaires de 373 millions d'euros (430 millions de francs) en 2016.

L'opération, validée lundi par le tribunal de grande instance de Strasbourg, permet à S+B de renforcer son segment des aciers de haute qualité. Elle vient asseoir sa position dans le domaine sur le marché européen, selon le communiqué de la multinationale basée à Emmenbrücke (LU), présente aussi en Allemagne.

S+B ambitionne de participer à la consolidation du secteur en Europe. Le groupe de Suisse centrale voit des opportunités d'intégration et de complémentarité entre ses sites et ceux d'Asco Industries (dont la holding s'appelle Ascométal). Ce dernier emploie 1400 collaborateurs, dont un peu plus de 1200 devraient être repris.

Compétition finale

Schmolz-Bickenbach était en compétition finale avec l'anglo-indien Liberty House, le pôle industriel du groupe GFG Alliance House, qui multiplie les acquisitions dans divers domaines de l’industrie des métaux. La transaction, dont le montant n'est pas divulgué, sera effective très rapidement, pas plus tard que jeudi.

Selon l'entreprise germano-lucernoise, qui a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 2,3 milliards d'euros, avec 8900 employés, Asco Industries dispose "d'excellents produits et d'une forte base de clients". L'essentiel des cinq sites sera conservé.

Asco Industries compte trois sites sidérurgiques, à Dunkerque (Nord), à Hagondange (Moselle) et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), et deux sites d'usinage, à Custines (Meurthe-et-Moselle) et à Saint-Etienne (Loire)

Les domaines de prédilection d'Asco Industries concernent la production et la distribution d'aciers spéciaux à destination des secteurs pétrolier et gazier, automobile et mécanique ainsi que les aciers pour les roulements à billes.

Simultanément, S+B prévoit de créer des emplois dans son unité française Ugitech, sise de son côté à Ugine dans le département de la Savoie.

Redressement judiciaire

Ascométal a été placé en redressement judiciaire le 22 novembre dernier. Ce placement tombait trois ans après un premier dépôt de bilan, qui avait été suivi de sa reprise par des investisseurs français et européens autour de Frank Supplisson, ancien directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Eric Besson de 2010 à 2012.

La chambre commerciale préférait l’offre de S+B, parce qu'il possède des usines en France et en Allemagne et figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’aciers spéciaux, à celle de Liberty House. Les deux candidats ont présenté des offres globales, devant préserver l’essentiel des emplois.

Schmolz+Bickenbach proposait d’investir 195 millions d’euros dans le groupe français. Liberty House annonçait pour sa part 300 millions, mais le groupe anglo-indien sollicitait des financements publics.

Liberty House souhaitait encore reprendre l’aciérie Ascoval, une coentreprise entre Ascométal et Vallourec, qui emploie 300 personnes à Saint-Saulve (Nord), en contrepartie d’une aide de la région Hauts-de-France et d’un prêt de Vallourec. S+B s’engageait seulement à accompagner l’aciérie pendant deux ans en lui donnant du travail.

Suspension de cotation

L’offre de Liberty avait la préférence de la direction d’Ascoval et des administrateurs judiciaires. Celle de Schmolz+Bickenbach avait cependant été jugée financièrement plus crédible par le procureur. Les syndicats étaient partagés de leur côté.

Ascométal est une entité issue de l'ancien fleuron sidérurgique français Usinor-Sacilor, disparu en 2001 lors de la fusion qui a donné naissance au groupe européen Arcelor. Son siège est installé à Hagondange.

Avant l'annonce de la reprise de parties d'Asco Industrie, S+B avait demandé la suspension de la cotation de son action à la Bourse suisse avant l'ouverture de la séance, pour éviter toute distorsion de négoce. Celui-ci a repris en milieu de matinée, une fois l'opération de rachat devenue officielle, avec un titre en hausse.

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ATS