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Bénéficier de bonnes conditions-cadres et profiter d'allègements administratifs: les entreprises ont fait part de leurs vœux jeudi au ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann après la décision de la BNS d'abolir le taux plancher de l'euro. Ils se sont rencontrés en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos.

Les représentants des milieux économiques n'ont pas fait de propositions ni imposé de conditions, a tenu à préciser le conseiller fédéral. Les discussions sont restées très ouvertes. Une table ronde pour les prolonger a d'ailleurs déjà été agendée pour dans quelques jours, a-t-il ajouté.

"La Suisse vit une période de grande incertitude", a-t-il poursuivi. Or il est primordial qu'elle reste compétitive et concurrentielle et pour atteindre cet objectif, les firmes suisses ont besoin de bonnes conditions-cadres, selon lui.

Pas de précipitation

Les discussions sont restées très ouvertes. Une table ronde pour les prolonger a d'ailleurs déjà été agendée pour dans quelques jours, a assuré Johann Scheider-Ammann.

Le directeur général d'UBS Sergio Ermotti s'est également montré satisfait en sortant de la réunion. "Nous sommes rassurés de voir que le Conseil fédéral ne sous-estime pas l'étendue du problème", a-t-il déclaré. La décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'abolir le cours plancher de 1,20 franc pour un euro "était juste, mais va poser problème à long terme".

Raison pour laquelle des mesures à court terme ne sont pas la solution, selon Sergio Ermotti. Les solutions nécessaires pourront être évaluées dans les prochaines semaines et les prochains mois.

A ce stade, "il était important que nous ayons eu cet échange", a de son côté déclaré le président de l'Association suisse des banquiers (ASB) Patrick Odier. Il fallait que "nous évaluions ensemble la situation et pas chacun de son côté", a-t-il ajouté.

Sauver les bilatérales

Il est surtout primordial que "nous nous engagions pour préserver les accords bilatéraux et la coopération avec l'Europe", a de son côté déclaré le patron de l’assureur Zurich Martin Senn. Concernant les allègements fiscaux et administratifs, toutes les parties impliquées doivent faire un effort et travailler ensemble sur ces questions, a-t-il estimé.

Outre les accords bilatéraux avec l'Union européenne, les discussions ont aussi porté sur la mise en œuvre de la 3e réforme de l'imposition des entreprises et sur la politique de libre-échange. Johann Schneider-Ammann a déclaré à ce sujet qu'il espérait qu'un accord de libre-échange aboutisse bientôt avec l'Inde. Il a rencontré mercredi son homologue indien.

Plusieurs dirigeants d'entreprises suisses et étrangères étaient présents au déjeuner organisé par le ministre de l'économie, a indiqué son porte-parole.

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ATS