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Scrutin crucial pour l'avenir de la Première ministre thaïlandaise

Ce contenu a été publié le 30 mars 2014 - 16:00
(Keystone-ATS)

La Thaïlande a organisé dimanche une élection sénatoriale malgré la poursuite de la crise politique et des manifestations. Ce scrutin, qui s'est déroulé sans incidents, est crucial pour l'avenir de la Première ministre. Le Sénat pourrait la destituer si les poursuites judiciaires contre elle aboutissaient.

Alors que la chambre haute du Parlement est en principe un organe non-partisan, le scrutin présente cette année un enjeu inhabituel. Car en l'absence de chambre basse, les législatives du 2 février ayant été invalidées pour cause de perturbation par les manifestants, c'est cette chambre haute qui incarne le pouvoir législatif.

Pas d'incidents

Et les deux camps qui se disputent la domination de la scène politique l'ont bien compris. Les manifestants d'opposition, qui avaient empêché les législatives, n'ont ainsi pas empêché l'élection des sénateurs, qui s'est achevée dimanche après-midi sans incidents.

La veille encore, ils ont fait une démonstration de force, avec des dizaines de milliers de manifestants à Bangkok pour réclamer le départ de la Première ministre Yingluck Shinawatra, qui jusqu'ici a résisté à des mois de pression.

77 des 150 sièges

Ont été mis en jeu dimanche 77 des 150 sièges qui composent le Sénat. Les 73 autres sont attribués par un comité de sept "sages", dont les présidents de la Cour constitutionnelle et de la commission électorale, accusés d'être, comme le reste de l'élite, opposés au clan Shinawatra.

Un des détonateurs des manifestations fin 2013 était précisément un projet du parti au pouvoir de transformer le Sénat en une assemblée totalement élue. Cela aurait fait perdre à l'opposition un de ses rares leviers de pression, avec ces 73 postes attribués par ce comité réputé anti-Shinawatra.

Les manifestations rassemblent les habitants du sud de la Thaïlande et les élites traditionnelles de Bangkok, qui se présentent comme les défenseurs de la royauté. Elles sont soutenues par les élites judiciaires, dénoncent les partisans de Yingluck. Ces derniers craignent un "coup d'Etat judiciaire" dans les semaines à venir, pour obliger celle-ci à quitter son poste.

Subvention du riz problématique

Pendant ce temps, sur le front judiciaire, Yingluck est citée à comparaître lundi devant la Commission nationale anticorruption pour se défendre contre des accusations de négligence liés à un régime de subvention du riz. Cette procédure pourrait conduire à sa destitution, après cinq mois de contestation dans la rue.

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