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"Actuellement, beaucoup d'argent est versé aux pays d'Europe de l'Est. La question est partiellement posée de savoir si l'argent est dirigé au bon endroit", a déclaré Sebastian Kurz.

KEYSTONE/APA/APA/ROLAND SCHLAGER

(sda-ats)

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz s'oppose à ce que l'UE, après le départ du Royaume-Uni, augmente les contributions des Etats membres au budget commun. Il plaide pour des coupes dans certains programmes, notamment les versements aux pays de l'Est.

L'Autriche, qui prendra la présidence tournante de l'UE en juillet, souhaite que l'Union, dont les ressources vont baisser après le Brexit, "soit plus économe avec l'argent des contribuables" et "passe en revue" ses différents programmes pour faire des économies, explique le dirigeant dans une interview lundi au quotidien autrichien Standard.

"L'alternative serait de solliciter plus de contributions financières. Mais ce n'est pas mon choix", explique M. Kurz. Dans les négociations à venir sur le budget post-2020, il entend "représenter fermement" le camp des contributeurs nets, aux côtés notamment du Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Pologne et Hongrie

"Actuellement, beaucoup d'argent est versé aux pays d'Europe de l'Est (...). La question est partiellement posée de savoir si l'argent est dirigé au bon endroit", ajoute M. Kurz.

Interrogé pour savoir si la Pologne et la Hongrie, qui comptent parmi les principaux bénéficiaires nets des fonds européens, doivent s'attendre à des baisses de versement, le chancelier reconnaît qu'il a sur ce point "une forte divergence de vue" avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

M. Kurz a récemment reçu à Vienne son homologue et voisin hongrois, affichant avec lui une proximité sur plusieurs sujets, dont une politique migratoire intransigeante de surveillance des frontières extérieures de l'UE.

Rapprochement avec la Turquie

Parmi les autres programmes européens à réévaluer, il cite "les centaines de millions" d'euros prévus par l'UE pour un rapprochement avec la Turquie.

Selon la Commission européenne, le départ du Royaume-Uni, contributeur net au budget européen, devrait représenter une perte de 12 à 13 milliards d'euros par an.

Plus de "subsidarité"

Le Premier ministre conservateur (ÖVP) ajoute vouloir "mettre l'accent" pendant la présidence autrichienne de l'UE sur une "subsidiarité" renforcée au sein de l'Union, laissant plus de compétences aux Etats.

Il estime que cette exigence de subsidiarité ne se confond en rien avec de l'euroscepticisme: "Il s'agit de renforcer l'Europe là où elle est nécessaire (...) de la politique de défense au digital", mais pas en matière sociale via une convergence des prestations, précise-t-il.

Sebastian Kurz dit enfin faire confiance à son partenaire de coalition, la formation d'extrême droite FPÖ, pour faire la lumière sur son passé et les accointances présumées de certains de ses membres avec la mouvance ultranationaliste. Une clarification est "nécessaire", selon le chancelier.

Dernière affaire en date, l'élu régional FPÖ Udo Landbauer, 31 ans, a dû démissionner la semaine dernière alors qu'il codirigeait une corporation pangermaniste qui avait édité un livre de chants dont certains faisaient l'apologie du Troisième Reich.

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ATS