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Un deuxième tube au tunnel routier du Gothard peut être financé et exploité intégralement par le secteur privé, selon une étude de faisabilité à l'appui d'un partenariat public-privé (PPP). La semaine dernière, une commission du National a remis l'idée d'un second tube sur le tapis.

Des experts issus d'economiesuisse, d'UBS et de la société d'audit KPMG, des entreprises de construction Implenia et Marti, ainsi que des organisations comme Infra, TCS et routesuisse ont participé à cette étude, a indiqué lundi economiesuisse.

L'analyse montre comment une société privée pourrait ajouter un deuxième tube au tunnel routier du Gothard et rénover ensuite le premier. Une fois les travaux terminés, les deux tubes seraient exploités sur une voie et entretenus pendant 50 ans avant de revenir aux mains de l'Etat, sans frais.

Pour ce faire, l'entreprise devrait apporter 370 millions de francs de fonds propres et lever 1,48 milliard de capitaux étrangers. Les investisseurs privés possibles sont des caisses de pension, mais aussi des entreprises et des fonds de placement.

Péage

Pour financer les travaux, la société qui mène le projet devrait prélever un péage. Les automobilistes paieraient environ 21 francs en moyenne pour une traversée du tunnel. Des rabais pourraient être proposés aux usagers fréquents.

Pour le trafic lourd, les pouvoirs publics verseraient à l'exploitant du tunnel un péage fictif, dont le montant s'établirait entre 81 et 123 francs par traversée. Les poids lourds ne peuvent pas s'acquitter d'un péage direct en raison de l'accord sur les transports terrestres conclu avec l'UE, qui fixe le coût maximum du transit à travers la Suisse.

Au final, ce modèle présente même un avantage financier de 150 millions de francs pour la Confédération, puisqu'elle ne doit rien débourser pour la réfection du tunnel, selon economiesuisse.

ATS