Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le Service sismologique suisse avait indiqué que dans les jours et semaines, voire les mois qui suivraient le tremblement de terre du 1er juillet à Château d'Oex, des séquences de répliques allaient se produire (image symbolique).

Keystone/AP/WINFRIED ROTHERMEL

(sda-ats)

Un tremblement de terre de magnitude 2,7 sur l'échelle de Richter s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi un peu après 02h00 près de Château-d'Oex, dans les Préalpes vaudoises. Un séisme de magnitude 4,3 avait eu lieu une semaine plus tôt dans la même zone.

Ce tremblement de terre, survenu très exactement à 02h18, a pu être ressenti de manière assez forte à proximité de l'épicentre, souligne dans un communiqué samedi le Service sismologique suisse (SED). Ce dernier avait signalé un séisme de magnitude 3,3, avant de corriger son ampleur à la baisse sur son site Internet. En règle générale, on ne s'attend pas à des dégâts pour des secousses de telles magnitudes.

Le SED avait reçu samedi dernier plus de 1000 témoignages pour le tremblement de terre survenu à 10h10 à Château-d'Oex. Celui-ci avait surtout été ressenti Suisse romande. Une cinquantaine de témoignages provenaient par exemple de Bulle (FR) et de Villeneuve (VD), une quarantaine de Montreux (VD) et Vevey (VD), une trentaine de Fribourg et une vingtaine d'Aigle (VD) ou encore de Sion.

La police cantonale vaudoise avait de son côté enregistré plus d'une trentaine d'appels de citoyens inquiets et qui souhaitaient savoir de quoi il s'agissait.

D'après le SED, l'activité sismique est en hausse dans la région depuis 2016. Le Service sismologique suisse avait indiqué que dans les jours et semaines, voire les mois qui suivraient le tremblement de terre du 1er juillet, des séquences de répliques allaient se produire, précisant notamment que celles-ci devaient être a priori "plus petites, mais aussi fortes" que la première secousse.

Un tremblement de terre d'une magnitude supérieure à 4 se produit environ une fois par an en Suisse. Celui du 1er juillet s'était produit près de l'agglomération et à seulement quatre kilomètres de profondeur, soit particulièrement près de la surface.

Danger pour la Suisse

Un séisme d'une puissance similaire, d'une magnitude de 4,6, s'était déjà produit en Suisse centrale, à Linthal (GL), début mars 2017. Ce séisme est le plus puissant enregistré en Suisse depuis plus de dix ans.

D'après les estimations de sismologues, les tremblements de terre représentent un danger sérieux pour la Suisse. Dans le modèle d'aléa sismique du SED, actualisé en 2015, le Valais reste la région qui présente le risque le plus élevé, suivi de Bâle, des Grisons, du Rheintal st-gallois et de la Suisse centrale.

Deux séismes par jour

En moyenne, le réseau d'enregistrement numérique du SED relève deux séismes par jour. Par année, 10 à 15 d'entre eux ont une magnitude de 2,5 ou plus; ils sont donc suffisamment forts pour être ressentis par la population. Le dernier fort tremblement de terre qui a provoqué des dégâts remonte à 1991, à Vaz (GR), avec une magnitude de 5.

Des séismes d'une magnitude de 6 sont possibles tous les 50 à 150 ans, selon le SED. Le dernier de ce type est survenu en 1946 près de Sierre (VS). Une personne était morte d'une crise cardiaque à cause de la peur, tandis que plusieurs autres avaient été blessées. Des clochers et des cheminées s'étaient écroulés. Un tel séisme peut se produire partout et à tout moment en Suisse, avertit le SED.

ATS