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Le sergent-chef Patrick Siron, président du syndicat de la police neuchâteloise, a comparu lundi devant la justice pour violation du secret de fonction dans deux affaires. Son avocat plaide l'acquittement. Le jugement sera rendu à une date ultérieure.

Dans le premier cas, Patrick Siron a écrit le 15 juillet 2014 sur sa page Facebook un commentaire sur un radar vandalisé le 11 juillet. Dans le second, le 22 février 2015, il a informé les médias que des agents avaient été blessés lors d'une intervention à Môtiers (NE).

L'intéressé affirme que dans les deux cas, il a appris les événements dans un contexte privé et non dans le cadre de son service. Il ajoute que s'agissant des violences subies par les policiers à Môtiers, c'est en sa qualité de président du syndicat que des collègues l'ont informé et qu'il a relayé l'info aux médias.

Il avait contacté l'officier de service, qui a dit ne pas vouloir communiquer à ce stade de l'enquête. D'entente avec le comité du syndicat, Patrick Siron a décidé "en son âme et conscience" de rédiger un bref communiqué avec peu de détails, a-t-il expliqué lundi devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Tavers.

Contexte privé

Quant au radar, le sergent-chef assure avoir appris le vandalisme quelques jours plus tard dans un contexte privé alors qu'il était en congé. Lors de son service du 11 juillet, il n'en avait pas été informé lors du rapport entre équipes de nuit et de jour. Il avait juste aperçu dans le garage le bout endommagé de la remorque.

Sa collègue de patrouille du 11 juillet a témoigné lundi: le radar n'a pas été évoqué lors du briefing mené par Patrick Siron après le rapport du matin, ni au sein de leur binôme, ni entre patrouilles par canal radio. La gendarme l'a appris le lendemain à la cafétéria.

De fait, l'audience a mis au jour quelque déficit de communication au sein de la police. Régulièrement, des policiers apprennent des événements à l'extérieur avant d'en être informés à l'interne, a souligné l'avocat de Patrick Siron, Jean-Marie Röthlisberger.

L'assistante de presse qui était en fonction à l'époque de l'affaire du radar est venue à la barre. Elle confirme avoir été informée de ce cas par des journalistes, qui l'avaient contactée après avoir lu l'info sur Facebook.

Communication améliorée

Patrick Siron n'a pas reçu de sanction administrative pour l'affaire des policiers blessés. Depuis, le commandement a émis une circulaire pour mieux coordonner la communication, ce qui a permis la gestion adéquate d'un cas similaire à la Fête des Vendanges cet automne.

Patrick Siron est "un personnage truculent" - certains trouvent qu'il parle un peu fort et souhaiteraient qu'il se taise, mais c'est précisément son rôle comme président du syndicat, a dit son avocat.

En janvier dernier, le procureur général Pierre Aubert a condamné Patrick Siron à dix jours-amende à 200 francs avec sursis pour l'affaire du radar. En juillet dernier, il a renvoyé l'affaire des policiers blessés devant le Tribunal. Il a recommandé de joindre les deux dossiers et a requis une peine globale de 30 jours-amende.

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ATS