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Des renforts de CRS et de la Brigade anti-criminalité ont été déployés à Calais pour éviter une escalade (image symbolique).

Keystone/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

Une rixe a opposé une centaine de migrants érythréens et éthiopiens samedi après-midi dans la zone industrielle de Calais (nord de la France). Elle a fait seize blessés, dont un grave, a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet de la préfecture, Etienne Desplanques.

Le blessé grave a été touché à la tête, "avec un pronostic vital réservé", a ajouté M. Desplanques. Une dizaine de personnes ont été interpellées, essentiellement des Erythréens.

"Vers 15h30, la situation est redevenue sous contrôle", a-t-il ajouté, alors que les migrants, armés de pierres et de bâtons, avaient commencé à en découdre vers 13h15.

Distributions de nourriture

Vendredi, des précédentes violences avaient déjà eu lieu entre Erythréens et Ethiopiens lors d'une distribution des repas, faisant neuf blessés légers, d'après les autorités locales.

Pour éviter tout nouveau débordement, des renforts de CRS ainsi que des agents de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Boulogne-sur-mer ont été déployés afin "d'assurer le bon déroulement de la distribution des repas" dans la zone industrielle de Calais et pour garantir "la sécurisation du centre-ville", selon M. Desplanques.

Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais chargé de la sécurité, a regretté une "escalade" de la violence, alors qu'un tribunal administratif a ordonné lundi une batterie de mesures d'aide à cette population, tout en écartant la réouverture sur place d'un centre d'accueil d'urgence.

En octobre dernier, les autorités françaises avaient évacué la "Jungle" de Calais, un bidonville de 7000 migrants aspirant à rejoindre l'Angleterre. Aujourd'hui, entre 400 et 600 migrants vivent à Calais et dans ses environs dans des conditions très précaires.

ATS