Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Seize civils afghans, dont des enfants et des personnes âgées, ont été massacrés par un soldat américain dimanche dans la province de Kandahar, bastion taliban du sud de l'Afghanistan. Barack Obama s'est dit "profondément attristé" par cet incident "tragique et consternant".

Le soldat est sorti de sa base vers 03h00 dimanche matin (23h30 samedi en Suisse) et s'est rendu dans les villages alentour. Il est entré dans trois maisons, où il a ouvert le feu, ont indiqué le ministre afghan des Frontières et des Affaires tribales et un responsable occidental. Puis "il est rentré dans son bureau et a été placé en détention", a ajouté ce responsable.

"Je suis entré dans trois maisons et j'ai compté seize corps, qui incluaient ceux d'enfants, de femmes et d'hommes âgés", a constaté un journaliste de l'AFP qui a visité les lieux de la tragédie.

Les Etats-Unis s'excusent

La force armée de l'OTAN en Afghanistan (Isaf) a reconnu pour la première fois dans un communiqué envoyé treize heures après les faits, l'existence de "morts" civils afghans. "Je ne peux pas expliquer les motivations derrière ces actions insensées, mais ce n'était en aucun cas autorisé par l'Isaf", a dit le général Adrian Bradshaw, commandant adjoint de l'Isaf.

"Nous assurons le peuple afghan que le ou les individus responsables de cet acte seront identifiés et jugés", ont de leur côté affirmé les Etats-Unis via leur ambassade à Kaboul. La représentation américaine a "déploré" et "dénoncé" "toute attaque d'un membre" de ses forces armées "contre des civils innocents".

Catastrophe pour l'OTAN

Le président afghan Hamid Karzaï a pour sa part dénoncé "un assassinat et une action impardonnable". Il a demandé "des explications au gouvernement américain".

La fusillade de dimanche constitue une catastrophe pour l'OTAN et ses troupes, déjà visées de plus en plus régulièrement par des tirs de soldats afghans qu'elles forment. Elle risque alimenter le ressentiment de la population à l'égard des Américains.

ATS