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Depuis son placement en détention, il y a environ deux ans et demi, le cas d'Ahmed Hamed mobilise de nombreuses ONG qui voient en lui "le bouc émissaire" de la politique migratoire répressive du gouvernement de Viktor Orban.

KEYSTONE/AP MTI/ZOLTAN MATHE

(sda-ats)

Un Syrien accusé d'avoir participé à des heurts violents entre migrants et forces de l'ordre à la frontière serbo-hongroise en 2015 a été condamné mercredi à 7 ans d'emprisonnement en Hongrie. Son cas scandalise les défenseurs des droits humains.

La justice hongroise a jugé Ahmed Hamed coupable d'"acte de terrorisme" pour avoir orchestré des troubles avec la police hongroise lors de la vague migratoire de l'été 2015.

Cet homme de 41 ans, domicilié à Chypre depuis une dizaine d'années, a toujours nié les faits. Selon son récit, il avait quitté sa femme et ses deux filles en août 2015 pour partir aider ses parents âgés et six autres membres de sa famille à fuir de la Syrie vers l'Europe. Un mois plus tard, ils se sont trouvés parmi les centaines de réfugiés bloqués à la frontière serbo-hongroise après sa fermeture par la police.

Un premier verdict dans cette affaire l'avait condamné à 10 ans de prison fin 2016 mais avait été annulé, "les preuves n'ayant peut-être pas été examinées de manière adéquate", selon la justice.

"Bouc émissaire" de la politique d'Orban

Depuis son placement en détention, il y a environ deux ans et demi, le cas d'Ahmed Hamed mobilise de nombreuses ONG qui voient en lui "le bouc émissaire" de la politique migratoire répressive du gouvernement de Viktor Orban.

Washington avait critiqué le premier verdict, y voyant "une interprétation large de ce qui constitue le 'terrorisme'". Le parlement européen avait également dénoncé le traitement de ce Syrien.

Libération exigée

Mercredi, l'ONG Amnesty international a appelé à sa libération immédiate en attendant le procès d'appel.

Ce verdict est "la convergence dangereuse des lois anti terroristes draconiennes de la Hongrie et de sa répression impitoyable contre les réfugiés et les migrants", a déclaré Eda Seyhan, une représentante d'Amnesty.

Le 16 septembre 2015, parmi des centaines d'autres candidats à l'exil, Ahmed Hamed avait utilisé un mégaphone lors d'émeutes au cours desquelles les migrants avaient tenté de forcer la clôture barrant la frontière à Röszke (sud). Une quinzaine de policiers et plus de 100 migrants avaient été blessés lors de ces échauffourées.

L'accusé a toujours affirmé aux juges avoir utilisé sa connaissance de l'anglais pour servir de médiateur entre les migrants et la police. Son avocat a assuré qu'il n'y avait pas non plus de preuve qu'il ait blessé qui que ce soit.

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