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Cette nouvelle agression est survenue au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (archives).

KEYSTONE/AP/BOB EDME

(sda-ats)

Sept surveillants ont été agressés et blessés à coups de poing par un détenu "radicalisé" dans un centre pénitentiaire du sud-ouest de la France lundi. Cette agression survient quatre jours après un incident similaire dans le Nord, a indiqué mardi le syndicat CGT.

Cette nouvelle agression est survenue vers 15h30 au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan alors que le jour même des opérations de blocage des prisons avaient été lancées par les personnels pénitentiaires précisément pour protester contre les conditions de travail et le manque de sécurité.

Il a fallu neuf agents pour maîtriser le détenu qui "refusait de se soumettre à une fouille". Il allait faire du sport avec un sac qui avait fait sonner un portique de sécurité.

"Trois agents souffrent de fractures et quatre autres de contusions multiples. L'agent responsable du bâtiment, une femme, a le plexus fracturé, un autre agent le nez cassé et un troisième une fracture au doigt", a précisé Ludovic Motheron, délégué CGT au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan.

Une autre agression a encore eu lieu mardi après-midi à Tarascon (sud-est) où une surveillante de prison a reçu un coup de poing au visage asséné par un prisonnier suivi pour radicalisation.

Manque de moyens

Selon le ministère de la Justice, qui a évoqué "cinq blessés" dans l'agression de lundi, l'assaillant est un détenu de droit commun "très violent, qui est suivi car il s'est radicalisé en prison".

Jeudi dernier, un détenu islamiste allemand, Christian Ganczarski, avait attaqué trois surveillants à Vendin-le-Vieil, dans le nord de la France. Il a été inculpé lundi soir pour tentatives d'assassinats par un juge antiterroriste et transféré dans la nuit à la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), selon un responsable syndical.

"Nous n'avons pas les moyens humains et matériels pour le prendre en charge. Nous ne sommes pas formés à la gestion des détenus radicalisés. Les collègues sont donc très remontés", a déclaré ce dernier, Guillaume Pottier du syndicat UFAP-UNSA.

Plan pénitentiaire

Malgré la démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil et un "plan pénitentiaire global" promis par le président Emmanuel Macron pour fin février, les syndicats ont reconduit mardi leurs opérations de blocage. La moitié des 188 établissements pénitentiaires français étaient perturbés.

Les gardiens de prison ont réservé un accueil houleux à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), à l'origine de la protestation. "Je suis venu voir l'établissement pour dialoguer avec le personnel et voir dans quelle mesure on pouvait améliorer les conditions de sécurité", a dit la garde des Sceaux.

Lundi, 139 centres pénitentiaires avaient été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire.

Les députés Front national (FN, extrême droite) ont réclamé mardi une commission d'enquête parlementaire sur le traitement des détenus radicalisés dans les prisons françaises.

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ATS