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Le président serbe Boris Tadic a annoncé mercredi sa démission, neuf mois avant la fin de son mandat, permettant ainsi la tenue d'élections générales le 6 mai. Cette démarche est décriée même par certains de ses alliés, mais lui permettra de mieux épauler son parti dans ces scrutins.

"J'ai décidé d'écourter mon mandat afin de permettre la tenue de l'élection présidentielle le 6 mai (...) et je serai candidat", a dit M. Tadic selon la télévision d'Etat serbe. Initialement, des élections locales, régionales et législatives avaient été convoquées pour le 6 mai, mais les hommes politiques et la presse locale avaient évoqué ces derniers jours une telle décision du président.

M. Tadic, qui est déjà très engagé dans la campagne électorale de son Parti démocratique (DS), pour les législatives, brigue un troisième mandat. "Ces élections seront l'occasion pour les citoyens de choisir la voie qu'il souhaitent emprunter. Je propose celle de l'intégration européenne et de la préservation de l'intégrité" territoriale du pays, a-t-il dit.

Adversaire connu

M. Tadic entend aussi capitaliser sur l'obtention par la Serbie, le 1er mars, du statut de pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne (UE), principale priorité de son administration en matière de politique étrangère. Son principal adversaire devrait être Tomislav Nikolic le leader du Parti serbe du Progrès (SNS), la plus grande formation d'opposition. M. Nikolic a déjà été battu deux fois par M. Tadic aux présidentielles de 2004 et 2008.

La décision de M. Tadic pourrait également dynamiser une campagne jusqu'à présent très terne semblant intéresser peu les électeurs, estiment les analystes.

ATS