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Seules les ONG enregistrées sur place peuvent déployer une aide

L'aide suisse (ici celle du Corps suisse d'aide humanitaire) s'organise après le séisme et le tsunami en Indonésie (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Plusieurs ONG internationales ont dénoncé les restrictions d'accès aux zones touchées par le séisme et le tsunami aux Célèbes. Près de deux semaines après la catastrophe, des organisations d'aide humanitaire suisses témoignent des conditions sur place.

Durant la première phase d'urgence, l'Indonésie a demandé de l'aide internationale. "Aujourd'hui, le gouvernement indonésien commence à devenir plus restrictif", affirme Lionel Frei, chargé de communication de l'ONG Solidar Suisse, interrogé par Keystone-ATS.

Par souci de contrôle, seules les ONG enregistrées sur place peuvent déployer une aide. "Pour Solidar Suisse, cela fonctionne bien grâce à notre coopération avec ASB, une ONG allemande partenaire de Solidar Suisse", ajoute M. Frei.

"Seuls des collaborateurs et collaboratrices indonésiens sont autorisés à travailler dans les régions touchées, l'aide doit répondre aux besoins exprimés par les autorités indonésiennes", explique Fabrice Boulé, responsable pour la communication de Caritas Suisse romande. Selon lui, les consultations avec les autorités sont régulières.

Il fait par ailleurs état de contingences logistiques: "Les régions de Donggala, Mamuji et Parigi Moutong n'ont toujours pas pu être atteintes". Certains quartiers de Palu et des régions périphériques restent difficiles voire impossiblse d'accès pour les véhicules et les engins de déblaiement en raison de la destruction des rues et des routes, détaille M. Boulé.

L'aide se met en place

Plusieurs collaborateurs des Caritas locales sont sur place pour évaluer les besoins, coordonner et distribuer riz, eau et couvertures. Un collaborateur de Caritas Suisse est à Makassar pour coordonner l'aide et analyser les besoins avec Caritas Indonésie, les autres organisations Caritas présentes sur place et les autorités.

"Nous atteignons chaque jour de nouvelles zones et multiplions nos services mobiles pour répondre à la demande croissante", explique dans un communiqué Iris van Deinse, du Mouvement international des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Palu. Plus de 2620 personnes ont ainsi été soignées dans cinq centres de santé mobile de la Croix-Rouge indonésienne.

L'Agence adventiste du développement et de l'aide humanitaire (ADRA), également présente sur les lieux de la catastrophe, a malgré les conditions d'accès livré des tentes et des toits provisoires.

Restrictions d'accès

Plusieurs ONG internationales ont dénoncé mardi les restrictions d'accès imposées par les autorités indonésiennes aux équipes étrangères de sauveteurs, interdites d'intervenir directement en soutien aux populations des Célèbes. L'agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB) a indiqué à ces équipes que de nouvelles règles leur interdisaient de procéder à des recherches de corps de victimes dans les zones de Palu les plus touchées par les destructions.

"Les ONG étrangères ne sont pas autorisées à aller directement sur le terrain. Toutes les actions doivent être conduites avec des partenaires locaux", affirme ainsi la BNPB.

L'aide d’urgence va encore être nécessaire ces prochaines semaines. Il est pour l'heure difficile de dire en quoi consistera notre aide et celle de l'ensemble du réseau Caritas dans les mois à venir, selon M. Boulé.

Solidar Suisse va pour sa part soumettre un projet afin d’obtenir 300'000 francs, dans une première phase. Il s'agira d’un projet WASH (water, sanitation, hygiène), dans le jargon de l’humanitaire. "Ce sont des projets qui visent à garantir un accès à l’eau propre, et à gérer les problèmes d’assainissement", explique M. Frei.

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