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La vague d'analyses liée au fipronil est loin d'être terminée puisque les spécialistes continuent d'inspecter des échantillons d'oeufs dans le cadre du scandale du fipronil (archives).

KEYSTONE/AP dpa/MARCEL KUSCH

(sda-ats)

SGS a dû se retrousser les manches après l'éclatement du scandale des oeufs contaminés au fipronil. Plusieurs laboratoires du groupe d'inspection et de certification genevois sont sollicités par des sociétés afin de tester des échantillons potentiellement infectés.

Des traces (métabolites) de fipronil ont le plus souvent été trouvées dans les échantillons qui lui sont parvenus. Le pesticide en lui-même n'a été détecté que dans une "poignée" de produits contenant de l'oeuf, mais à des niveaux très bas, précise Jennifer Buckley, responsable marketing Global Food auprès de SGS Amérique du Nord, sans donner plus de précisions.

Le groupe compte 20 laboratoires dans le monde pouvant effectuer ce genre de test, mais aucun en Suisse, a-t-il indiqué à l'agence financière awp. Seulement trois d'entre eux sont accrédités pour les analyses de fipronil sur les oeufs ou sur les produits aux oeufs, à Berlin, Varna (Bulgarie) et Mersin (Turquie).

Le site français de Rouen a également été mis à contribution par des industriels locaux dans le cadre de ce scandale alimentaire.

Malgré son statut de numéro un mondial de l'inspection et de la certification, la société n'est de loin pas la seule sur ce terrain. Pour détecter des composants comme le fipronil, la plupart de laboratoires d'analyse alimentaire utilisent des processus reconnus internationalement, au détriment de méthodes brevetées.

Analyses en cours

SGS ne déroge pas à cette règle. Dans ce cas précis, la société utilise le "Liquid Chromatography Tandem Mass Spec" ou "LC-MS/MS". Cette procédure permet d'isoler l'insecticide notamment par le biais de solvants et d'instruments spécifiques, même à un niveau bas de 0,003 mg par kilogramme, inférieur à la limite maximale de résidus autorisée par l'Union européenne (UE), assure le groupe.

La vague d'analyses liée au fipronil est loin d'être terminée puisque les spécialistes de SGS continuent d'inspecter des échantillons. Ces derniers proviennent de détaillants, de producteurs et de transformateurs du secteur alimentaire, explique Mme Buckley. En l'état, les autorités sanitaires des différents pays concernés n'ont pas fait appel au géant genevois.

Concernant la marche des affaires, "bien que nous anticipions des demandes (...) afin de vérifier si d'autres composants se sont infiltrés dans la chaîne alimentaire à l'instar du fipronil, nous ne voyons pas de croissance significative à long terme", précise Jennifer Buckley.

Les scandales de santé publique sont souvent synonymes de regain d'activité pour SGS. Les laboratoires du groupe avaient notamment été mis à contribution lors de la fraude à la viande de cheval de 2013, l'affaire du lait frelaté à la mélamine en Chine de 2008 et celle des produits aux colorants Soudan, en 2005.

Retraits d'oeufs aussi en Suisse

L'affaire porte sur des millions d'oeufs potentiellement infectés au fipronil et provenant d'un producteur des Pays-Bas. La crise a éclaté début août, lorsque les autorités belges et néerlandaises ont tiré la sonnette d'alarme.

Aujourd'hui, elle concerne 15 pays de l'Union européenne: la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, la Suède, le Royaume-Uni, l'Autriche, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Danemark. Hong Kong serait également touché.

Ce scandale a conduit à deux arrestations aux Pays-Bas et au retrait de tonnes d'oeufs des rayons en Europe, notamment en Suisse.

Au tour de l'amitraze

L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a analysé des échantillons d'oeufs et n'a trouvé aucune trace de fipronil, a-t-il annoncé la semaine dernière. Il avait indiqué début août que des résidus de cet insecticide avaient été décelés dans des oeufs importés.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe le fipronil parmi les pesticides ayant une "dangerosité modérée" pour l'homme, sur la base de tests sur des animaux.

La semaine dernière, les autorités sanitaires françaises ont étendu les analyses à un autre insecticide, l'amitraze. Ce dernier aurait été décelé dans des oeufs néerlandais. SGS dispose également de laboratoires pouvant déceler ce composant, assure Mme Buckley.

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ATS