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Un condamné à mort, symbole de l'opposition à la reprise des exécutions au Pakistan, a été pendu tôt mardi matin à Karachi, selon un frère de ce dernier et un responsable pénitentiaire. L'exécution programmée de Shafqat Hussain était pourtant décriée par l'ONU.

Selon son certificat de naissance présenté par ses avocats, M. Hussain, qui plaidait son innocence, était un adolescent au moment du meurtre d'un enfant qui lui était reproché. Aussi, d'après un groupe d'experts de l'ONU, son procès ne respectait pas "les normes internationales".

Mais ces éléments n'ont pas convaincu les autorités. Shafqat Hussain a été pendu peu avant l'aube dans une prison de Karachi, a indiqué à l'AFP un responsable de la prison de Karachi (sud) où était enfermé le jeune homme depuis huit ans. La nouvelle a été confirmée par le frère du condamné.

180 condamnés exécutés

Au lendemain du raid des talibans contre une école de Peshawar (nord-ouest) qui avait fait 154 morts en décembre, le Pakistan avait repris les exécutions de condamnés à mort, y compris de ceux n'ayant aucun lien avec des mouvements considérés comme "terroristes".

L'ONU, l'Union européenne et des organisations de défense des droits de l'Homme ont fustigé cette nouvelle politique. Ce qui n'a pas empêché le gouvernement de faire pendre environ 180 condamnés à mort parmi les 8000 qui croupissent dans les geôles du Pakistan.

Devant la fronde, les autorités avaient reporté dans un premier temps l'exécution de Shafqat Hussain afin d'enquêter sur son âge réel au moment des faits.

ATS