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Trente jours après la défaite sans appel au Portugal (2-0), la Suisse joue une grande partie de son destin à Belfast. Ce barrage contre l'Irlande du Nord s'annonce comme celui de tous les dangers.

Même si le tirage au sort a - une fois de plus - été extrêmement favorable à l'équipe de Suisse avec un adversaire moins redoutable que la Suède, la Grèce et l'Eire - les trois autres équipes qu'elle aurait pu affronter - et l'avantage de jouer le match retour à la maison, il serait absurde d'affirmer que tous les feux sont au vert sur la route de la Coupe du monde 2018 en Russie. Les blessures de Johan Djourou et de Valon Behrami, deux des hommes forts de la sélection, la méforme de Yann Sommer, la fragilité extrême témoignée par Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri à Lisbonne lors de la "finalissima" incitent à une très grande prudence. Non, la Suisse n'aborde pas ce barrage dans les meilleures dispositions.

Le match de Lisbonne, une rencontre au cours de laquelle la Suisse n'a pas bénéficié d'une véritable occasion franche de marquer, aurait pu conduire n'importe quel entraîneur à arrêter des choix déchirants pour redonner du souffle à une équipe qui en a cruellement manqué. Seulement, Vladimir Petkovic n'a pas eu le temps et n'a pas eu vraiment les moyens d'opérer une grande lessive. Il ne peut pas ouvrir le débat du gardien en raison des performances discutables de Roman Bürki à Dortmund. En attaque, le manque de temps de jeu de Breel Embolo à Schalke 04 le "condamne" à maintenir sa confiance à un Haris Seferovic qui a perdu sa place de titulaire à Benfica. On le voit mal, en effet, lancer dans la bataille Mario Gavranovic, qui n'a plus joué une seule minute en sélection depuis son intronisation en août 2014. L'ancien Xamaxien part de trop loin.

Il n'y aura donc pas de révolution jeudi soir au Windsor Park pour Vladimir Petkovic. Le sélectionneur ne devra toutefois pas se tromper à l'heure de désigner les remplaçants de Djourou, de Behrami et aussi sans doute d'Admir Mehmedi, dont la situation au Bayer Leverkusen est désormais incompatible avec une place de titulaire en sélection. Le Zurichois n'est plus apparu en Bundesliga depuis le 24 septembre...

Le salut par le jeu

Face au football primaire de la "Green and White Army", le discours veut que le salut de l'équipe de Suisse passe par le jeu. Valon Behrami ne martèle-t-il pas que la jouerie sera déterminante après avoir surmonté le combat physique imposé par l'adversaire ? Et Marek Suchy, le capitaine du FC Bâle qui a été incapable de battre l'Irlande du Nord avec la République tchèque lors de cette campagne de Russie, n'affirme-t-il pas que la classe individuelle doit parler en faveur des Suisses ? Et qui dit jeu et classe individuelle pour l'équipe de Suisse, ne dit-il pas... Xherdan Shaqiri ?

Le lutin de Stoke City détient bien la clé de ce barrage. Sur sa seule classe, il est capable de faire basculer un match à tout moment. Ses coéquipiers en sélection ne peuvent pas avoir oublié le match extraordinaire qu'il avait livré à Sao Paulo lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2014 contre l'Argentine. Ou le récital qu'il avait offert à Saint-Etienne deux ans plus tard contre la Pologne lors de l'Euro après avoir inscrit le 1-1 sur un but extraordinaire. On avait le sentiment qu'il marchait littéralement sur l'eau lors de cette fin de match à Saint-Etienne.

Oui, Xherdan Shaqiri possède ce quelque chose de plus qui fait de lui un joueur d'exception. Seulement, le Bâlois peut aussi traverser des matches dans un anonymat aussi surprenant que désespérant. Lors de l'Euro 2016, ses performances lors des trois matches de la phase de poules furent ainsi bien médiocres. Sans parler celle de Lisbonne le 10 octobre dernier. Après son absence lors du match aller contre le Portugal du 6 septembre 2016, on avait eu la candeur de croire qu'il allait sortir le grand jeu au retour, face à Ronaldo.

Valon Behrami et Gelson Fernandes, l'autre "taulier" de cette équipe de Suisse, sauront très certainement trouver dans les heures qui précéderont ce premier match de Dublin les mots justes pour fouetter l'orgueil de Xherdan Shaqiri. Buteur et passeur samedi dernier contre Leicester, le Bâlois doit impérativement "inventer" un but pour que la Suisse ne reste pas à quai. Gagner ce barrage sans marquer à Belfast semble, en effet, improbable !

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ATS