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"Que je sois ou non en mesure d'être candidat, je suis en campagne", a déclaré Silvio Berlusconi au micro d'une des émissions les plus regardées de la chaîne publique RAI.

KEYSTONE/EPA ANSA/ANGELO CARCONI

(sda-ats)

De retour sur le devant de la scène, l'ancien Président du Conseil italien Silvio Berlusconi est passé à l'offensive mercredi contre le Mouvement 5 étoiles (M5S). Il prédit une recrudescence de son parti à l'issue du second tour des élections municipales dimanche.

"Que je sois ou non en mesure d'être candidat, je suis en campagne", a déclaré Silvio Berlusconi au micro d'une des émissions les plus regardées de la chaîne publique RAI. "Je veux dépasser le seuil des 20% et je pense que je peux aller au-delà des 30%".

Berlusconi, qui a subi l'année dernière une opération à coeur ouvert à l'âge de 79 ans, est inéligible en raison d'une condamnation pour fraude fiscale prononcée en 2013. Mais il reste à la tête de Forza Italia (droite). Il espère d'ailleurs un verdict de la Cour européenne des droits de l'homme en sa faveur qui lui permettrait de briguer de nouveaux mandats.

Après s'être fait discret plusieurs mois, l'homme d'affaires milliardaire a multiplié les apparitions à l'occasion de la campagne pour les élections municipales partielles. Le second tour aura lieu dimanche et la droite pourrait, selon les projections, y remporter de nouvelles villes.

Avec la Ligue du Nord

Un sondage EMG Acqua publié lundi créditait Forza Italia de 14,1% des suffrages. Des chiffres qui en font le troisième parti du pays, derrière le M5S, anti-système (28,4%) et le Parti démocrate au gouvernement, centre-gauche (26,8%).

La Ligue du Nord, alliée de longue date de Silvio Berlusconi, fondée à l'origine sur un programme indépendantiste pour le nord de l'Italie, arrive en quatrième position avec 13,8% des intentions de vote.

Les deux formations ont uni leurs forces en vues des municipales et s'attendent à remporter d'importants succès dimanche, notamment à Gênes, où la droite pourrait supplanter la gauche au pouvoir depuis 50 ans.

Le "danger" Beppe Grillo

Agé de 80 ans, Berlusconi a dit considérer le Mouvement 5 Etoiles fondé par Beppe Grillo, comme le plus grand danger guettant l'Italie.

"Je suis entré en politique pour combattre la menace communiste. Maintenant il y a un autre danger, celui de Grillo et de ses partisans. Le centre-droit doit rester uni", a-t-il dit. "La bande de Grillo est capable de tout (...) 80% d'entre eux n'ont jamais gagné un centime", a-t-il ajouté.

Des élections législatives sont prévues en Italie d'ici mai 2018, mais la forme du scrutin reste encore incertaine.

Il y a deux semaines, les discussions au Parlement sur la réforme électorale ont achoppé. Le projet, soutenu au départ par le Parti démocrate du président du Conseil Paolo Gentiloni, le mouvement 5 Etoiles et par Forza Italia, prévoit, comme en Allemagne, un système de représentation proportionnelle avec un seuil minimum de 5%.

ATS