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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a choisi le chantier de la HES-SO à Sion pour sa visite du 1er mai aux travailleurs. Elle s'est entretenue en privé avec plusieurs ouvriers. Elle a notamment évoqué la problématique de la cohabitation sur un chantier où plusieurs nationalités se côtoient.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a choisi Sion pour sa rencontre du 1er mai avec des travailleurs. Elle s'est intéressée à la cohabitation sur un chantier où de multiples nationalités se côtoient.

Avant de visiter le chantier proprement dit, la conseillère fédérale s'est entretenue avec les responsables du projet et les architectes. La construction vise à ériger plusieurs bâtiments qui abriteront la HES-SO de Sion, complétant l'immeuble qui abrite déjà le pôle valaisan de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

"C'est un beau projet et un grand projet pour le Valais et pour la Suisse", a déclaré Mme Sommaruga. La Suisse a besoin de centres de formation et de recherche, a-t-elle précisé. Et avec la nouvelle stratégie énergétique mise en votation le 21 mai prochain, la Suisse aura encore davantage besoin de gens formés dans le domaine de l'énergie, a ajouté la conseillère fédérale socialiste.

L'ensemble du complexe dédié à l'énergie doit ouvrir ses portes à la rentrée scolaire 2020. Il abritera un secteur de recherche fondamentale, déjà assuré par l'EPFL, un secteur de recherche appliquée, dévolu à la HES et un pan consacré aux applications concrètes matérialisé par des start-up.

L'intégration en discussion

La formation est aussi un aspect important dans les métiers manuels. "Nous avons besoin de main-d'oeuvre bien formée", a dit la conseillère fédérale avant de se rendre sur le chantier, sous une pluie battante. "C'est aussi ça la réalité du travail", a-t-elle dit, faisant allusion aux conditions météorologiques. Elle s'est entretenue en privé avec plusieurs travailleurs, maniant différentes langues pour communiquer avec eux.

Les échanges ont porté sur la cohabitation entre travailleurs de diverses nationalités. Les conditions de travail, l'attrait des métiers de la construction pour les jeunes, la thématique de l'immigration et les défis à relever pour utiliser au mieux le potentiel de main-d'œuvre indigène ont aussi occupé les discussions.

La magistrate s'est intéressée aux possibilités offertes aux employés d'origine étrangère de bénéficier de cours de langue ou de formations en cours d'emploi, pour permettre une intégration à long terme dans le marché de l'emploi. En Suisse, près de deux tiers des employés du secteur principal de la construction sont de nationalité étrangère.

ATS

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