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Contre l'avis de son parti, le PS, Simonetta Sommaruga appelle à rejeter les six semaines de vacances pour tous. L'initiative populaire en votation le 11 mars est certes "sympathique", a dit la conseillère fédérale. Mais elle risque de se retourner contre les travailleurs.

Le Conseil fédéral a conscience du fait que la santé des travailleurs revêt une importance capitale et que la pression sur eux n'a cessé d'augmenter, a souligné la ministre mardi devant la presse. Les coûts du stress sont d'ailleurs évalués à 10 milliards de francs par an, à charge des employeurs et de la collectivité. Le gouvernement doute néanmoins que l'obligation de prendre plus de vacances soit la bonne réponse à ce problème.

L'initiative des syndicats ne précise pas comment les absences prolongées dues aux vacances supplémentaires devraient être compensées.

Trop cher

Les employés n'en profiteraient que si les patrons engagent du personnel supplémentaire, a fait valoir Simonetta Sommaruga. Or, il en résulterait une augmentation des coûts salariaux pour les employeurs, estimée à environ 2% par semaine de vacances supplémentaire.

La Suisse a déjà des coûts salariaux parmi les plus élevés du monde, a renchéri le conseiller d'Etat vaudois Philippe Leuba. Et le libéral de défendre l'idée que des modèles de temps de travail flexible ou des hausses salariales correspondent davantage aux besoins que l'octroi pur et simple de vacances.

Contre le PS

Pour les autorités, la réglementation actuelle a fait ses preuves, selon Simonetta Sommaruga. Depuis 1984, la loi accorde un minimum de quatre semaines de vacances par an à tous et cinq aux moins de 20 ans. Mais de nombreuses branches vont au-delà de ce minimum.

Après la votation sur l'initiative contre la violence des armes, la ministre socialiste se trouve de nouveau en porte-à-faux avec son parti.

ATS