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"Serey Die a dit que ça allait être la guerre. S'il veut la guerre, il l'aura!" Reto Ziegler, capitaine du FC Sion, annonce la couleur à trois jours de la finale de la Coupe de Suisse contre Bâle.

"La confiance est du côté de Bâle, reconnaît le défenseur. Mais notre adversaire sait que ce ne sera pas facile pour lui. Je pense qu'au niveau des chances de victoire, c'est du 50-50."

Le président Christian Constantin est lui beaucoup plus modéré. "Actuellement, nous ne pouvons pas être confiants. Surtout que je pense que Bâle est plus concerné cette fois-ci dans la préparation de cette finale qu'il y a deux ans (NDLR: 3-0 pour Sion). On sait la particularité de la compétition: il n'y a qu'une équipe qui gagne à la fin et il est compliqué d'être celle-là..."

Le boss, dont il s'agit de la huitième finale à la tête du club, "joue (son) rôle" dans cette préparation. L'équipe se réunira mardi matin à Lausanne et aura à son programme plusieurs activités un peu plus ludiques. "Parce qu'il faut sortir un peu les gars de tout ça", explique le coach Sébastien Fournier. Mais comment faire mieux que deux ans plus tôt, face au même FCB adversaire cependant plus fort qu'en 2015, de l'avis de Christian Constantin? "Du point de vue de la préparation, on ne peut pas vraiment faire mieux. Il faut toutefois réussir à préparer l'équipe pour qu'elle puisse rééditer la même performance."

S'il est un joueur qui mesure parfaitement le poids du passé, c'est bien le jeune Grégory Karlen (22 ans), sans doute le seul Valaisan qui sera titulaire jeudi à Genève, et dont le père a soulevé le trophée avec Sion en 1980 contre... Bâle. Le milieu de terrain l'assure: "Ce qui nous motive le plus, c'est la perspective d'écrire nous aussi une page de cette histoire, pas la peur d'être les premiers à perdre. Nous serons là pour gagner, pas pour ne pas perdre!"

L'expérience de ceux qui étaient déjà là en 2015 sera précieuse. Reto Ziegler était de la partie. "Pour aider les autres, notamment les plus jeunes, il faut d'abord être à 100% de ses capacités. Je le suis aujourd'hui. Alors si je peux contribuer à renforcer le groupe, c'est une satisfaction supplémentaire", livre celui qui n'est revenu au jeu que dimanche contre Lucerne après une longue blessure.

Ce pourrait en revanche être trop court pour Carlitos, victime d'une blessure musculaire mais qui vient de reprendre la course. "Ses chances sont minces", reconnaît Fournier en évoquant le cas de son animateur offensif en chef. "Nous le testerons mardi et mercredi pour savoir s'il peut être retenu dans les dix-huit convoqués."

ATS

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