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A Volokolamsk, ville de 20'000 habitants située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Moscou, la mairie a annoncé avoir commencé à distribuer des masques respiratoires à la population (archives).

KEYSTONE/AP/ALEXANDER ZEMLIANICHENKO

(sda-ats)

Les autorités russes tentaient vendredi de calmer la colère d'habitants d'une petite ville près de Moscou. Ils ont manifesté par milliers pour réclamer la fermeture d'une décharge de déchets polluants dont les émissions avaient provoqué l'hospitalisation d'enfants.

Les actions de protestation liées à la présence de décharges se sont multipliées ces dernières semaines dans plusieurs villes situées autour de la capitale russe, où la colère est alimentée par l'impression des habitants d'être "des citoyens de seconde zone".

A Volokolamsk, ville de 20'000 habitants située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Moscou, où la situation est la plus aiguë, la mairie a annoncé avoir commencé à distribuer des masques respiratoires à la population et mis en place un plan de surveillance de la situation, selon les agences russes.

Les autorités ont également assuré que les habitants souffrant de problèmes respiratoires pourraient se faire soigner dans des sanatoriums.

Le ministère russe des Situations d'urgence a néanmoins jugé qu'il n'y avait "pas de nécessité" de mettre en place un régime d'exception ou d'organiser l'évacuation des habitants.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué que le président Vladimir Poutine suivait la situation et était "en contact permanent" avec les autorités locales. "Il s'agit d'un problème complexe, qui ne peut pas être résolu en une nuit. Le travail se poursuit", a déclaré M. Peskov aux journalistes.

Aggravation de la situation

Les habitants de Volokolamsk dénoncent depuis des mois les nuisances liées à la décharge voisine de Iadrovo, mise en exploitation en 1979, et dont les émissions toxiques ont affecté une cinquantaine d'enfants le 21 mars.

Plusieurs milliers de personnes se sont encore rassemblées jeudi devant la mairie pour réclamer la mise en place d'un régime d'exception et la fermeture de la décharge. Les autorités ont promis de recouvrir la décharge de terre d'ici la fin du mois et d'installer un système de dégazage en juin.

Mais la situation continue de s'aggraver: de nouvelles émissions toxiques ont eu lieu dans les nuits de mercredi et jeudi, forçant les autorités à reporter les cours dans les écoles.

Une nouvelle manifestation pour réclamer des mesures de la part des autorités est prévue dimanche à Volokolamsk.

Interpellations

Inspirés par l'exemple de Volokolamsk, des manifestations exigeant la fermeture de décharges ont eu lieu dans plusieurs autres villes de la ceinture entourant Moscou, où sont emmenés les déchets générés par la géante capitale russe.

A Kolomna, ville de 140'000 habitants à une centaine de kilomètres au sud-est de Moscou, plus d'une centaine de personnes tentent depuis une semaine de bloquer nuit et jour la circulation des camions sur la route menant à la décharge de produits ménagers "Volovitchi".

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ATS