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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi

KEYSTONE/AP Egyptian Presidency/UNCREDITED

(sda-ats)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé mercredi que l'Egypte était "sur la bonne voie", six ans après la révolution de 2011. Il a appelé la jeunesse qui avait mené la révolte à participer au "développement" du pays.

Le 25 janvier 2011, des manifestations sans précédent avaient éclaté en Egypte contre le régime de Hosni Moubarak pour dénoncer les inégalités sociales grandissantes, la corruption du pouvoir et les exactions de la police. Cette mobilisation, qui s'inscrivait dans la lignée du Printemps arabe, avait poussé le raïs égyptien à démissionner le 11 février après 30 années d'un règne sans partage.

"Une évaluation objective des développements en Egypte ces dernières années assure que nous avançons sur la bonne voie", a déclaré M. Sissi lors d'un discours commémorant le soulèvement. S'adressant à la jeunesse qui s'était mobilisée en 2011, il a précisé que le pays avait besoin de ses "efforts" pour poursuivre "la route de la réforme, de la construction et du développement".

Aucune manifestation n'était attendue mercredi au Caire ou ailleurs en Egypte, alors que chaque année le déploiement policier est renforcé pour parer à toute mobilisation à l'occasion de ce jour férié. M. Sissi, élu président en 2013 après avoir destitué l'islamiste Mohamed Morsi, est régulièrement accusé d'avoir instauré un régime autoritaire qui ne tolère aucune opposition.

Projets de développement "titanesques"

Dans les mois suivant la destitution de M. Morsi, des centaines de manifestants islamistes ont été tués par les forces de l'ordre et des milliers ont été emprisonnés. Des militants de la jeunesse laïque et de gauche, fer de lance de la révolte de 2011, ont aussi été emprisonnés pour des manifestations non autorisées.

"Nous continuons à réformer l'économie, à mener à bien des projets de développement titanesques partout en Egypte (...) et à améliorer le climat pour les investissements locaux et étrangers", a souligné M. Sissi, en ne manquant pas de rappeler "la lutte contre le terrorisme".

Depuis l'éviction de M. Morsi, l'Egypte est le théâtre d'attentats djihadistes meurtriers, notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï, bastion de la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI).

Touristes et investisseurs étrangers ont déserté le pays qui connaît une grave crise économique. Les autorités ont adopté des mesures d'austérités pour obtenir un prêt de douze milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).

ATS

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