Le groupe SIX ne prévoit pas d'acquérir une plateforme boursière européenne. Le prestataire de services financiers est toujours à la recherche de transactions dans le domaine de l'information financière, a indiqué à AWP vendredi un porte-parole.

SIX s'inscrit ainsi en faux contre un article de Bloomberg paru la veille. Citant des sources "bien informées", l'agence américaine y affirmait que l'opérateur boursier envisageait de racheter une plateforme d'échange européenne, si la levée de l'équivalence boursière décrétée par Bruxelles venait à perdurer ou la situation à se détériorer.

Et de citer au nombre des potentielles cibles d'acquisition la Bourse espagnole Bolsas y Mercados Espanoles et son homologue autrichienne Wiener Börse.

"Nous sommes entièrement satisfaits des mesures de sauvegarde mises en place par le Conseil fédéral suite à la suspension de l'équivalence boursière dans l'Union européenne et nous n'avons pas connaissance d'une quelconque détérioration potentielle dans le débat sur l'équivalence", a affirmé le porte-parole de SIX. Selon lui, il n'y a "aucun besoin" de procéder à des acquisitions dans le secteur boursier.

Le groupe vise une croissance externe - c'est-à-dire non liée à des acquisitions - dans le segment de l'information financière, comme l'a confirmé le week-end dernier son directeur général (CEO) Jos Dijsselhof dans un entretien accordé à la NZZ am Sonntag.

Le dirigeant a souligné que cette activité était destinée à être développée constamment, que ce soit par le lancement de nouveaux produits ou par le biais d'acquisitions.

Trésorerie bien fournie

"Nous pouvons sans autres procéder à des transactions jusqu'à concurrence de 1 milliard de francs", a-t-il assuré. Il avait également laissé entendre que la participation détenue dans Worldline, d'une valeur de plus de 3 milliards de francs, pouvait être réduite afin de financer des acquisitions.

Fin juin, l'UE avait refusé une prolongation de l'équivalence boursière à la Bourse suisse sur fond de bras de fer autour d'un accord-cadre institutionnel entre Berne et Bruxelles.

Comme la réglementation boursière européenne n'est plus reconnue comme équivalente, les intervenants basés sur le Vieux Continent ne peuvent plus négocier de titres à la Bourse suisse. Le Conseil fédéral avait alors réagi en interdisant à son tour l'échange d'actions suisses dans l'UE.

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