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SoftBank Group chute en Bourse, inquiétudes sur ses liens avec Ryad

L'Arabie Saoudite a beau nier tout lien avec la disparition d'un journaliste en Turquie, les marchés craignent des répercussions sur les projets du pays, qui organise la semaine prochaine un sommet économique, surnommé "Davos du désert" (archives).

KEYSTONE/AP/HASAN JAMALI

(sda-ats)

L'action du japonais SoftBank Group a chuté de 7,26% lundi en clôture à la Bourse de Tokyo, en raison de craintes liées aux relations financières entre ce mastodonte des télécoms et l'Arabie Saoudite empêtrée dans l'affaire de la disparition d'un journaliste saoudien.

SoftBank Group, dont le titre est tombé à 9251 yens (-725 yens), et Ryad sont à la tête d'un énorme fonds d'investissement technologique, le SoftBank Vision Fund, et ont divers projets en commun.

"Les liens de SoftBank Group avec l'Arabie Saoudite ont contribué à faire baisser l'action", a commenté pour l'AFP Yoshihiro Okumura, de Chibagin Asset Management.

L'Arabie Saoudite est soupçonnée d'être responsable de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, une affaire qui connaît un retentissement international.

Ryad nie toute implication, mais les marchés craignent des répercussions sur les projets de l'Arabie Saoudite au moment où celle-ci organise du 23 au 25 octobre un sommet économique surnommé "Davos du désert".

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de SoftBank Group a affirmé ne pas être en mesure de dire si le patron milliardaire du mastodonte nippon, Masayoshi Son, se rendrait ou non à cette réunion censée symboliser l'ambition du plan "Vision 2030" de l'Arabie Saoudite.

M. Son est l'homme qui pilote le SoftBank Vision Fund, un outil d'investissement dans des sociétés technologiques à travers le monde, dont près de la moitié de la dotation de 100 milliards de dollars (99 milliards de francs) provient d'un fonds souverain de Ryad.

Le directeur général de la banque américaine JP Morgan a d'ores et déjà annoncé qu'il ne se rendrait pas au "Davos du désert" et plusieurs médias, dont le Financial Times, le New York Times, The Economist, Bloomberg et CNN ont décidé de bouder cet événement.

Le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, qui est aussi une des connaissances de M. Son, ne devrait pas s'y rendre, de même que le milliardaire britannique Richard Branson, fondateur du groupe Virgin.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, s'est dite samedi "horrifiée" par l'affaire Khashoggi mais a confirmé sa participation à la réunion organisée par Ryad.

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