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L'avion solaire suisse Solar Impulse 2, piloté par Bertrand Piccard, avait parcouru samedi matin plus de 1870 km depuis son départ jeudi d'Hawaï. Il était quasiment à mi-chemin de son étape, qui doit l'emmener près de San Francisco, dans le nord de la Californie.

Bertrand Piccard s'est entretenu vendredi avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "Je vous parle du cockpit de Solar Impulse au milieu du Pacifique, volant uniquement à l'énergie solaire. Pas de carburant", a déclaré le Suisse lors de sa brève conversation avec M. Ban, retransmise sur le site Internet de l'équipe.

Le secrétaire général de l'ONU a, quant à lui, salué l'esprit de pionnier du pilote, une "source d'inspiration" et a ajouté qu'il écrivait l'histoire. M. Piccard lui a répondu que le secrétaire général de l'ONU faisait également l'histoire en présidant vendredi la signature de l'accord sur le climat par 175 Etats.

"Ce que vous faites aujourd'hui à New York, en signant l'accord de Paris, est plus que la protection du climat. C'est le lancement de la révolution des technologies propres", s'est enthousiasmé le Suisse.

Arrivée prévue samedi soir

Le pilote de l'appareil expérimental révolutionnaire a ensuite poursuivi son vol au-dessus de l'océan Pacifique. Il devrait arriver dans la région de la baie de San Francisco samedi soir, après une soixantaine d'heures de vol.

Solar Impulse 2 ne fonctionne qu'avec des batteries qui se rechargent grâce à l'énergie solaire. Il a repris jeudi son tour du monde après une longue escale technique de 293 jours et se dirige vers Mountain View, au sud-est de San Francisco.

Opérer ce vol représente un défi technique, affirme le pilote, car l'appareil dont les ailes sont très amples et dont le poids n'est que celui d'une fourgonnette "est très sensible aux turbulences". "Donc, il faut rester vraiment à plat", la plupart du temps et les changements de direction sont toujours périlleux, assure le médecin-psychiatre.

"Nous devons garder beaucoup de distances avec les autres avions" pour éviter ces turbulences qui pourraient avoir des conséquences "terribles", ajoute-t-il. Les ailes de l'avion sont couvertes de plus de 17'000 cellules photovoltaïques, qui chargent les batteries la journée.

ATS