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Des militaires américains sont arrivés à Kobané, dans le nord de la Syrie, pour entraîner et assister des combattants kurdes contre le groupe Etat islamique (EI). Dans le même temps, Moscou a déployé des systèmes de défense antiaérienne dans le nord-ouest du pays.

Les soldats américains auront pour mission de "planifier" des offensives contre deux villes tenues par l'EI: Jarablus et Raqa dans le nord, a indiqué jeudi à l'AFP une source des Unités de protection du peuple kurde, principale milice kurde syrienne. Un activiste à Kobané, Mustapha Abdi, a confirmé l'entrée d'instructeurs américains dans la ville au cours des dernières heures.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a annoncé de son côté "l'arrivée de plus de 50 instructeurs américains dans le nord et le nord-est de la Syrie". M. Abdel Rahmane a précisé qu'une trentaine d'entre eux étaient "actuellement à Kobané", tandis que les autres se trouvaient dans la province d'Hassaké, plus à l'est.

Il a ajouté que les Américains sont arrivés au cours des deux derniers jours, en deux groupes, depuis la Turquie et le Kurdistan irakien. Washington avait décidé le mois dernier d'envoyer en Syrie quelque dizaines de soldats des forces spéciales américaines.

L'OSDH a par ailleurs rapporté qu'au moins 12 civils dont cinq enfants avaient été tués jeudi dans des raids aériens sur Raqa. Selon Rami Abdel Rahmane, les frappes avaient visé "les environs d'une école". Il n'a pas été en mesure de préciser la nationalité des avions ayant mené ces raids.

Systèmes de défense russes

La Russie a elle aussi fait avancer ses pions jeudi. Elle a déployé, comme annoncé la veille, ses missiles antiaériens S-400 sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, d'après le ministère russe de la Défense. Cette mesure a été prise après le crash d'un bombardier russe abattu par la Turquie.

"Conformément à la décision du Commandant suprême des Forces armées de la Russie (Vladimir Poutine), les systèmes de défense antiaérienne S-400 ont été livrés, déployés et sont prêts à être utilisés efficacement sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie", a déclaré le ministère sur sa page Facebook.

Lorsque finira l'intervention militaire russe en Syrie, commencée le 30 septembre, les S-400 ne seront pas vendus à Damas, a déclaré le conseiller pour la coopération militaire et technique du président russe, Vladimir Kojine, dans des propos rapportés jeudi soir par l'agence russe Ria Novosti.

Des images de ces systèmes sophistiqués de défense antiaérienne motorisés déployées en Syrie ont également été publiées par le ministère russe. Cette annonce intervient au lendemain de la requête de Vladimir Poutine de déployer les batteries antimissile pour "assurer la sécurité des vols de notre aviation de combat en Syrie".

Ankara veut un apaisement

Mardi, un avion russe Su-24, qui revenait d'une mission de combat, a été abattu par l'armée turque près de la frontière syrienne. Un des pilotes a été tué alors qu'il descendait en parachute après s'être éjecté et un soldat russe a été tué lors d'une des deux opérations de sauvetage qui a permis de sauver le deuxième pilote.

La Turquie va oeuvrer avec la Russie et avec ses alliés pour faire retomber la tension provoquée par la destruction du chasseur-bombardier, a dit jeudi soir le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu dans une tribune publiée par le Times.

"Les discussions nécessaires ont lieu actuellement", écrit le chef du gouvernement turc. "Les mesures nécessaires à la défense de notre territoire resteront en place, mais nous allons travailler avec la Russie et avec nos alliés pour apaiser les tensions."

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ATS