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Les Shabab recourent fréquemment à des véhicules piégés comme lors de cet attentat en avril à Mogadiscio.

Keystone/EPA/SAID YUSUF WARSAME

(sda-ats)

Des insurgés islamistes somaliens shebab ont attaqué jeudi une base de soldats éthiopiens de l'Amisom, la force de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie. Chaque partie affirme avoir infligé de lourdes pertes à son adversaire.

Les djihadistes, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l'assaut contre une base installée à Halgan, dans la région de Hiran, via un communiqué publié sur leur compte de messagerie "Telegram". Ils affirment avoir tué "au moins 60" soldats éthiopiens tout en reconnaissant que 16 de leurs "combattants" ont péri.

Mais ce bilan a été vivement contesté par les autorités éthiopiennes. "Il y a eu une tentative par les shebab d'attaquer nos forces dans le centre de la Somalie, mais cette attaque a mal commencé et nos forces ont tué 110 militants et détruit de l'armement lourd", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement éthiopien Getachew Reda.

Attaque suicide

Des témoins ont affirmé que l'attaque avait commencé quand un shebab s'est fait exploser au volant d'une voiture piégée en vue de démolir l'entrée de la base. "Il y a eu une énorme explosion et des échanges de tirs soutenus ont ensuite débuté", a déclaré Osman Adan, qui habite à proximité du camp.

Les shebab ont mené plusieurs attaques d'ampleur contre des bases de l'Amisom cette année en utilisant ce modus operandi. En janvier à El-Adde (sud de la Somalie), ils ont revendiqué la mort de plus de 100 soldats kényans, des informations invérifiables mais jugées crédibles par des sources sécuritaires à Nairobi. Il s'agit toutefois de la première attaque sur une base de l'armée éthiopienne, réputée pour son efficacité.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, déployée en 2007 en Somalie, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicide, souvent jusque dans la capitale.

ATS