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Les dirigeants européens se retrouvent ce jeudi avec l'intention de profiter de l'accalmie de la crise de la dette pour explorer les moyens de doper leur croissance économique. Ce sommet intervient au moment où leurs opinions sont exaspérées par les plans d'austérité.

Dans un autre domaine, la réunion, qui débute à 18H00, devrait être marquée par une avancée symboliquement forte avec l'octroi à la Serbie du statut de candidat à l'entrée dans l'Union européenne, treize ans après les bombardements de l'OTAN sur Belgrade lors de la guerre du Kosovo.

Sur le front économique, ce sommet sera le deuxième consécutif à se tenir sans atmosphère d'urgence, signe que la crise de la dette s'est nettement apaisée depuis fin 2011. Le sauvetage de la Grèce est notamment en voie de finalisation.

530 milliards pour les banques

Cette accalmie trouve en partie son origine dans l'action déterminée de la Banque centrale européenne qui a une nouvelle fois joué les pompiers financiers mercredi en injectant 530 milliards d'euros dans le secteur bancaire.

Ce sommet sera l'occasion vendredi de signer le nouveau pacte de discipline budgétaire européen censé éviter un dérapage incontrôlé des déficits à l'avenir.

Mais les opinions publiques sont lassées par l'austérité et des voix de plus en nombreuses s'élèvent pour estimer qu'elle ne peut servir d'unique viatique à l'Europe au risque de tuer la croissance.

UE divisée

"Le Conseil européen a accordé, ces derniers mois, une attention soutenue à la stabilité financière et à la consolidation budgétaire", a estimé le premier ministre belge Elio Di Rupo. "La Belgique s'attend maintenant à ce qu'ils s'engagent en faveur de la croissance et de l'emploi".

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle François Hollande est sur la même ligne. Il a demandé une renégociation en ce sens du nouveau traité budgétaire.

La nécessité de trouver un nouveau dosage est d'autant plus urgent que la zone euro traverse une phase de légère récession, selon les prévisions de la commission.

ATS