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Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a validé récemment le maintien en détention provisoire de l'ancien ministre gambien de l'Intérieur Ousman Sonko (archives).

KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY

(sda-ats)

La Gambie promet un procès équitable à son ex-ministre de l'Intérieur détenu en Suisse pour soupçons de crimes contre l'humanité. Le gouvernement du nouveau président Adama Barrow finalise une demande d'extradition et veut ouvrir une ambassade à Berne pour début 2018.

Ousman Sonko, qui séjournait dans un centre de transit pour requérants d'asile dans le canton de Berne, avait été arrêté en janvier dernier après l'examen d'une dénonciation pénale déposée par Trial International, ONG établie à Genève.

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a validé son maintien en détention provisoire jusqu'au 25 juillet. La Gambie souhaite le juger chez elle mais n'a pas formellement lancé de demande d'extradition.

Les ministres de la justice et de l'Intérieur "y travaillent", a indiqué dans un entretien à l'ats leur collègue du commerce Isatou Touray, en marge d'une réunion ouverte mardi à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. "Je suis certaine qu'ils font les vérifications préalables" requises, insiste-t-elle.

"Nous espérons que le gouvernement suisse va coopérer avec nous pour que justice soit rendue" pour les Gambiens, notamment les activistes des droits humains comme elle. "Laissez-le venir en Gambie et nous nous en chargerons", affirme également la ministre. Elle s'attend à de nombreux témoignages de victimes lors d'un procès.

"Atrocités" présumées perpétrées

Après "22 ans de dictature" sous la présidence de Yahya Jammeh, la ministre garantit que le nouveau gouvernement est attaché à l'Etat de droit et aux "droits fondamentaux". Mais elle ne cache pas non plus son ressentiment contre un homme qu'elle rend responsable de sa détention comme prisonnière politique aux côtés de condamnés à la peine capitale, alors qu'elle était simple suspecte.

"Il était un assassin notoire et un facilitateur de l'ancien régime", estime Mme Touray. "Je suis certaine qu'il est coupable de nombreuses atrocités".

Selon le Ministère public de la Confédération (MPC), il existe suffisamment d'éléments pour ne pas exclure le soupçon de crimes contre l'humanité qui vise l'ancien ministre. Mais la Gambie ne donne pas de garantie juridiquement contraignante sur la peine capitale, qui n'est toutefois plus appliquée depuis 2012, estime Amnesty International.

Plus largement, le nouveau gouvernement du président Barrow veut coopérer avec la Suisse. Il souhaite ouvrir "très bientôt" une ambassade à Berne, d'ici "début 2018". "Nous venons de débuter les discussions" et plusieurs responsables gambiens sont engagés dans ce dossier, selon Mme Touray.

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ATS