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Le monde politique vaudois veut soutenir les médias. Mais pas question d'utiliser l'argent du contribuable pour aider les titres de certains grands groupes qui cherchent avant tout à faire du rendement, ont martelé les élus (photo symbolique).

KEYSTONE/DOMINIC FAVRE

(sda-ats)

Le sort de la presse préoccupe le monde politique vaudois. Mardi, le Grand Conseil a largement soutenu l'idée d'un soutien indirect aux médias romands.

"Importance d'une presse fiable et vivante", "caractère sinistré du paysage médiatique en Suisse romande", "attachement à un journalisme de qualité et de proximité". Ils étaient nombreux à exprimer leur inquiétude au micro.

Au vu des dernières évolutions, comme la fusion de 20 minutes et du Matin, le rapprochement de la Tribune de Genève, de 24 heures et du Matin Dimanche et la restructuration de l'ats, il "y a une certaine urgence à trouver des solutions", a défendu le PLR Marc-Olivier Buffat qui s'oppose toutefois à une aide directe. Plusieurs pistes ont ainsi été évoquées.

Soutiens indirects

Citons un soutien à la distribution, un soutien à la formation des journalistes ou encore la création de synergies entre la Feuille des avis officiels et la presse quotidienne. Reste que de l'avis général, il n'est pas envisageable de soutenir des grands groupes qui cherchent à tout prix le rendement et licencient du personnel.

"Il est aujourd'hui exclu que le Conseil d'Etat engage les moyens des contribuables vaudois pour soutenir des groupes de presse en mains principalement de deux grands éditeurs qui (...) continuent de dégager des marges bénéficiaires substantielles (...) alors que l'un de ces groupes a procédé et procédera sûrement encore à des vagues de licenciements", a déclaré la présidente du gouvernement Nuria Gorrite.

Soutien à l'ats

Le Conseil d'Etat a entamé une réflexion quant à l'affectation de la redevance, a précisé la ministre socialiste. Et d'ajouter que "ce ne serait pas choquant que l'ats soit un service public, une agence nationale (..) qui émette et vérifie les contenus".

Cette vérification est d'actualité, a poursuivi la ministre. Notamment car dans un système de démocratie semi-directe où les citoyens sont appelés aux urnes pour élire et voter, il est important qu'ils soient informés de manière indépendante et par différentes sources.

Plus de la redevance

Dans ce contexte, le Conseil d'Etat réfléchit notamment à "pouvoir affecter une partie plus importante de la redevance au financement de l'ats". Des membres du gouvernement vaudois ont déjà rencontré une délégation du personnel de l'agence et va "très prochainement rencontrer une délégation du conseil d'administration", a-t-elle ajouté.

Le canton souhaite y évoquer la pertinence de la restructuration. Il veut aussi savoir dans quelles mesures il est possible que l'ats se réforme. Afin voir "s'il est envisageable d'imaginer une structure qui intègre une partie de sa mission comme une mission de service public".

"Et dans ce cadre d'avoir la possibilité de négocier un contrat pour un financement public qui pourrait dépasser celui de la Confédération et, cette fois, trouver un financement cantonal", a précisé Nuria Gorrite ajoutant qu'il s'agissait d'une musique d'avenir.

Et la SSR

Quant à la SSR, elle a aussi fait partie des discussions. Le député d'Ensemble à Gauche Hadrien Buclin a notamment souligné qu'il ne fallait pas faire comme si le cas de la RTS "était réglé après le refus de No Billag". Nous critiquons fortement la cure d'austérité qui lui est imposée, a-t-il regretté.

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ATS