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L'armée soudanaise a célébré lundi, en présence du président Omar el-Béchir, la reconquête de la zone pétrolière disputée de Heglig. Elle aurait aussi mené un nouveau raid aérien meurtrier sur Bentiu, au Soudan du Sud, ce que Khartoum dément.

"Pas de négociations avec ces gens", a promis Omar el-Béchir à propos du gouvernement sud-soudanais, qu'il avait qualifié d'"insecte" la semaine dernière. "Avec eux, nous négocions avec des fusils et des balles", a-t-il aussi ajouté, en dépit des appels de la communauté internationale.

Après deux semaines de violents combats, la région de Heglig était jonchée de cadavres de soldats sud-soudanais, et ses précieuses infrastructures pétrolières, qui totalisaient la moitié de la production du Nord, étaient très endommagées, selon un journaliste de l'AFP qui a pu se rendre sur place.

Des nombreux tués

La situation est tout aussi difficile pour Juba, en charge d'un pays dévasté par la guerre civile Nord/Sud (1983-2005, 2 millions de tués) et qui est tributaire pour exporter son pétrole des infrastructures soudanaises pour l'instant fermées.

Khartoum avait annoncé vendredi la reconquête de Heglig, prise le 10 avril par l'armée sud-soudanaise. Les troupes du Sud ont de leur côté affirmé avoir mené, sous la pression internationale, un retrait volontaire et progressif achevé dimanche.

"Le nombre de morts est de 1200 pour le SPLM", les ex-rebelles sudistes désormais au pouvoir au Soudan du Sud depuis la sécession en juillet 2011, a lancé le commandant de l'armée soudanaise, Kamal Marouf, devant quelque 2000 soldats. Il n'a en revanche pas précisé de bilan pour ses propres troupes.

Les combats ont aussi entraîné la fuite des quelque 5000 habitants de Heglig et des villages voisins, selon un rapport des autorités soudanaises cité par l'ONU.

ATS