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La police soudanaise a fait usage dimanche de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser une centaine de manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum, ont rapporté des témoins. Le rassemblement s'était formé en mémoire de quatre étudiants darfouris morts vendredi.

"Tuer des étudiants, c'est tuer la nation", ont scandé les manifestants sous les fenêtres du ministère de la Justice.

Plus tôt dans la matinée, 500 personnes se sont regroupées sur le campus de l'Université de Khartoum pour célébrer les funérailles virtuelles de quatre étudiants de l'Université de Gezira, au sud de la capitale, retrouvés noyés vendredi soir après avoir participé à une manifestation.

Le rassemblement de vendredi, qui dénonçait une hausse des frais d'inscription pour les étudiants darfouris, avait été dispersé par les membres d'un syndicat d'étudiants pro-gouvernemental, et 80 manifestants avaient été arrêtés.

Application de l'accord de paix exigée

Plusieurs manifestations de soutien ont eu lieu sur différents campus de la capitale et des alentours samedi, alors que les autorités ont temporairement fermé l'université de Gezira.

Les étudiants originaires du Darfour, région de l'ouest du pays en proie à des violences, exigent l'application d'un accord de paix conclu en 2011 entre le gouvernement et une alliance de factions rebelles prévoyant une exemption des frais d'inscription pendant 5 ans dans les universités publiques pour les enfants des familles déplacées pendant le conflit.

En juin et en juillet, le Soudan avait été secoué par une série de manifestations contre l'inflation, lancées d'abord sur les campus, qui avaient souvent dégénéré en appels à faire tomber le régime du président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 23 ans.

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ATS