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Le gouvernement soudanais a arrêté plus d'une centaine de militants de l'opposition à Khartoum et dans sa région en octobre, a dénoncé Amnesty International (AI). Beaucoup d'entre eux ont déclaré avoir été torturés.

"Pour le seul mois d'octobre, plus de 100 personnes ont été arrêtées dans et autour de Khartoum, la capitale. Beaucoup de ceux qui ont été arrêtés ont déclaré avoir été soumis à des tortures ou à d'autres mauvais traitements en détention", a annoncé l'organisation dans un communiqué vendredi soir. Il n'a pas été possible de joindre un porte-parole du gouvernement pour réagir aux accusations.

La répression s'intensifie

En septembre, l'organisation Human Rights Watch avait accusé le gouvernement de Khartoum d'avoir intensifié la répression contre les opposants politiques et souligné le risque de torture encouru par les prisonniers du redouté service de renseignement et de sécurité (NISS).

Parmi les personnes arrêtées se trouvaient des membres de l'organisation des "Jeunes pour le changement" engagés contre la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires et des membres de partis d'opposition.

Le 10 octobre à Massoudiya, au sud de Khartoum, plus de 22 personnes ont été arrêtées après une manifestation contre le prix élevé de l'électricité et de l'eau, dont un homme souffrant de handicap mental qui a été battu en détention et un garçon de 13 ans qui a reçu 20 coups de fouet, selon AI.

Face à cette situation, Amnesty International a appelé Khartoum à abroger une loi de 2010 autorisant le NISS à mener des perquisitions et détenir des personnes jusqu'à quatre mois et demi sans intervention d'un juge.

ATS