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Les civils sud-soudanais fuient villes et villages "en nombre record", écrit dans un rapport le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Et de souligner que le risque d'atrocités de masse "est réel" (archives).

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

Un rapport confidentiel de l'ONU avertit que la guerre au Soudan du Sud a atteint des "proportions catastrophiques pour les civils". Il indique également que l'emprise des milices risque de devenir incontrôlable et d'alimenter les combats pour de nombreuses années.

Les civils fuient villes et villages "en nombre record", écrit dans un rapport, obtenu mardi par l'AFP, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Et de souligner que le risque d'atrocités de masse "est réel".

"La situation sécuritaire continue de se détériorer dans certaines régions du pays et l'impact de ce conflit et des violences atteint des proportions catastrophiques pour les civils", s'inquiète le chef de l'ONU.

"La montée des milices sous le commandement du SPLA (l'armée sud-soudanaise loyale au président Salva Kiir, NDLR) ou des rebelles est en train de causer la fragmentation" du territoire sud-soudanais. Celui-ci risque, si cette tendance continue, "d'échapper à tout contrôle du gouvernement pour les années à venir", peut-on encore lire dans ce rapport envoyé lundi au Conseil de sécurité.

Forces régionales

Les Nations unies entretiennent un contingent de 13'000 Casques bleus au Soudan du Sud. Ces soldats sont néanmoins régulièrement empêchés de mener à bien leur mission de maintien de la paix par les troupes gouvernementales et les rebelles dans les régions où des combats ont éclaté. La semaine dernière, un Casque bleu en patrouille a été arrêté par quatre soldats, arraché de sa voiture et battu, selon le rapport.

Après sa rencontre avec M. Kiir le mois dernier, Antonio Guterres fait état de progrès sur le déploiement d'une force régionale sous commandement de l'ONU pour renforcer la sécurité dans la capitale Juba. Le Rwanda est prêt à envoyer des troupes et des hélicoptères lors d'une première vague de déploiement en mars ou en avril et l'Ethiopie se prépare également à contribuer à cette force.

Le Kenya n'a cependant pas encore confirmé sa contribution à cette force de 4000 hommes et un différend sur la présence de la force à l'aéroport de Juba n'est pas résolu, indique le rapport.

ATS

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